La presse du monde entier ne parlait que de ça (ou presque) depuis des mois, des semaines, des jours entiers et pfiouuuu… ça en devenait vraiment dingue et nous aussi ! Alors, Clic Infos a décidé de ne parler du Royal Wedding que le jour du… Royal Wedding. Vous imaginez la pression sur ces jeunes mariés, qui se disent « yes I will » aujourd’hui, devant près de trois milliards de curieux ? Ce n’est pas qu’on les plaigne évidemment, mais il faut bien reconnaître que ce n’est pas banal. Et puis, en dehors du conte de fées qui fait rêver des centaines de millions de petites filles, toutes prêtes à le vivre à leur tour, le mariage d’Harry et Meghan (nous faisons comme tout le monde et les appelons par leur prénom… c’est tellement plus intime) a secoué le Royal Cocotier, apportant un vrai vent de fraîcheur sur la Maison des Windsor. Mais, ce fut aussi un énorme business. Ah romantisme quand tu nous tiens ! Ceci étant dit, rédigeant cet article la veille du mariage, nous ne pouvons jouer les devins et donc à fortiori parler de la robe de la mariée, de la couleur du chapeau de la Reine ou du visage soit glabre soit barbu du Prince Harry… Alors, revenons sur une histoire entre conte de fées et grosse, très grosse affaire. Il n’y a aucune méchanceté, ceci étant à prendre au premier degré. Our best wishes  to the young couple !

Une rencontre arrangée qui se transforme en histoire romantique 2.0 

Ce n’est plus un secret pour personne, Harry et Meghan se sont rencontrés lors d’un « plan » arrangé par un pote du prince. Oui, oui… désolé pour les véritables et indécrottables romantiques, mais c’est comme ça ! Un ami, proche du jeune frère de William, lui a un jour envoyé par SMS une photo de l’actrice américaine en lui précisant qu’elle était à ce moment-là au Royaume-Uni… et tout de go, il lui écrit : « veux-tu la rencontrer ? Je peux t’arranger le coup ». Harry n’étant pas le dernier des dragueurs, répondit avec enthousiasme et rapidité : « yes ». De là est née une histoire d’amour presque aussi glamour que celle du grand frère de Harry, le Prince William qui a épousé la belle Kate Middleton en 2011, devant deux milliards de téléspectateurs de toute la planète. Auparavant, le mariage de leur père avec Diana, devenue Princesse des cœurs, avait réuni quelques 750 millions d’humains devant leur petit écran… tandis que le premier mariage royal diffusé à la télévision (BBC) fut celui de la Reine Élisabeth II et du Prince Philip de Grèce et de Danemark, en 1947. Il y avait alors eu plus d’un million d’anglais dans les rues au passage du cortège nuptial. Pour le mariage de Harry et Meghan, il y a fort à parier que le record d’audience risque de tomber, tandis que quelques 5.000 journalistes sont sur place, dûment accrédités. Si l’engouement pour le mariage du fils cadet de la Princesse Diana est si grand, ce n’est pas étranger à l’immense sympathie qu’ont ressenti les téléspectateurs de toute la planète lors des funérailles de sa mère où on a vu deux gamins dignes et effondrés, suivre le convoi funèbre. Harry étant plus petit, le monde s’était pris d’affection pour lui, dans un élan de chagrin et de sympathie. En grandissant, il est devenu un peu le bad boy de la famille royale et a fait plusieurs fois les choux gras de la presse people à cause de quelques frasques fameuses. Les deux dont tout le monde se souvient sont une apparition du jeune homme « déguisé » en nazi, portant un brassard rouge frappé d’une croix gammée et de sa photo… dans le plus simple appareil, à Las Vegas. Depuis lors, il a mûri, est devenu officier de combat dans l’armée, a conçu les Invictus Games (sorte de jeux olympiques pour les anciens combattants mutilés) et s’est nettement assagi. Jamais son capital-sympathie n’a été aussi élevé et beaucoup disent qu’il est le petit-fils « chouchou » de la Reine Élisabeth… ça aide. Depuis qu’il a présenté Meghan Markle comme sa fiancée, les britanniques sont tombés aussi amoureux d’elle que Harry lui-même. Ce qui promet sans doute au mariage d’aujourd’hui le plus énorme taux d’audience jamais enregistré… et, nous le leur souhaitons, de longues années de bonheur et plein de petits princes(ses).

Divorcée, métis afro-américaine, actrice… la future épouse est ébouriffante.

On dit souvent que la famille royale d’Angleterre est très figée dans les traditions et pourtant… Meghan ne sera pas la première divorcée à épouser un Windsor. Le propre père du marié était divorcé de Diana et sa seconde femme l’était du Major Andrew Parker Bowles. Le Roi Édouard VIII avait abdiqué en 1936, déjà pour épouser une actrice américaine, Wallis Simpson son grand amour, un an plus tard. Le Prince Andrew a divorcé de la fougueuse Sarah Fergusson (Fergie) après une dizaine d’années de mariage à peine… En bref, les Windsor divorcent comme tout le monde ! La vraie première que représente l’union de Harry et Meghan est l’entrée dans la famille royale d’une métis afro-américaine. On peut clairement dire que c’eut été totalement inenvisageable il y a encore une petite vingtaine d’années à peine et pourtant cela arrive aujourd’hui-même. Aux États-Unis ce mariage fait un énorme tabac et les américains se sentent extrêmement fiers de voir l’une de leurs compatriotes épouser un Windsor. Ils avaient déjà ressenti cette fierté lors du mariage de Grace Kelly, future Princesse Grace de Monaco, avec le Prince Rainier III en 1936… Une grande fête était organisée cette semaine dans l’ancien lycée de Meghan, pour célébrer la future mariée et presque toutes les étudiantes ont admis nourrir le rêve secret de connaître le même destin prestigieux. Les fastes royaux ont toujours fait rêver les jeunes filles et ce n’est pas près de changer, malgré le vrai mouvement d’émancipation qu’on connaît actuellement. Admettons que rêver ne coûte pas grand-chose et ne fait de mal à personne…

Le gigantesque business du Royal Wedding…

Souvent on parle du mauvais goût des anglais en matière de bibelots royaux… On peut en tout cas dire qu’ils sont champions du monde en la matière. Côté goûts, chacun a les siens… Mais, ce qui est certain est que le marché du mariage princier se porte mieux que jamais et le tandem Harry – Meghan a l’air d’avoir au moins le même succès qu’en leur temps William et Kate ! Des tasses au white smile de Meghan, jusqu’au préservatif « digne d’un prince » : le grand bazar commercial pète la forme. À Londres, les petits commerces, bars, restaurants et professionnels du tourisme, espèrent remplir leur caisse grâce à l’événement. Un institut de recherche britannique sur la vente au détail, estime que la liesse et les festivités rapporteront près de 140 millions d’euros aux commerçants anglais. Au pays des pubs, les dépenses en repas et boissons devraient atteindre 40 millions d’euros ce week-end et les ventes de souvenirs génèreraient quant à elles 35 millions d’euros. Tabliers « Harry & Meghan », pièces commémoratives, timbres spéciaux, livres de coloriage, biographies… pourraient rapporter 10 à 15 millions d’euros. Enfin, il y a un réel « effet Meghan Markle » sur les fashionistas. Son style et ses tenues leur donnent envie de se refaire une garde-robe et elles seraient prêtes à dépenser 50 millions d’euros pour ressembler à la nouvelle Windsor. Mais l’effet positif du mariage irait bien au-delà de ces achats. L’impact économique réel sur le pays serait de 1,15 milliard d’euros sur 2018. L’union des jeunes gens doperait l’économie grâce aux Britanniques, plus enclins à dépenser et pas uniquement pour s’offrir des assiettes rococos avec la photo d’Harry et Meghan. C’est aussi une aubaine pour l’image du Royaume-Uni et les touristes devraient être plus nombreux à visiter le pays, surtout les Américains, pour venir découvrir la nouvelle patrie d’adoption de « leur » princesse. Cela pourrait se transformer en un énorme magot d’environ 700 millions d’euros… Nos voisins anglais ont donc un double don fort précieux : conjuguer parfaitement romantisme et business, pour le plus grand bénéfice de la famille royale comme de la nation… tout le monde est gagnant !

Long life to the newlyweds ! (longue vie aux jeunes mariés)…

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Notre fondateur et rédacteur en chef, c'est une longue carrière journalistique : télévision (RTBF), radio: RTBF (Bruxelles Capitale, la Une) BEL RTL... mais aussi dans la presse écrite belge et étrangère. Il avait fondé Fashionfact dans les années 1990, un des pionniers du Lifestyle sur la Toile. Il fut aussi parmi les premiers à présenter les infos quotidiennes et de nombreuses émissions culturelles sur des chaînes télé-internet. C'est un grand intervieweur attentif et humain, qualités qu'on retrouve dans ses articles et émissions enregistrées, comme l'Hôte de Marc. C'est un fin et passionné gastronome... Par ailleurs, il est auteur et metteur en scène de théâtre, ayant marqué Avignon durant trois ans de succès.

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