Ce samedi soir, le premier ministre belge Charles Michel a acté la départ de la NVA du gouvernement. Le parti de Bart de Wever quitte donc la "suédoise" sur le Pacte de l'ONU pour une immigration responsable et fait chuter le gouvernement en place depuis quatre ans. Charles Michel ira à Marrakech signer le pacte au nom de la Belgique et d'une "alliance responsable orange-bleue" a déclaré le Premier dans une conférence de presse à l'issue du Conseil des Ministres restreint de samedi soir. Il mènera des consultations politiques à son retour du Maroc.

Le tattoo dans la peau… 12.000 passionnés étaient réunis à Bruxelles ce week-end !.

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Doit-on dire « dans la peau » ou « sur la peau » … difficile à dire, mais quand on écoute l’interview de Gabriel Marlier qui illustre notre reportages vidéo, on se rend clairement compte que le tatouage est un petit monde à part. Pas au sens « isolé » du terme, mais bien dans celui d’une communauté qui partage passions, valeurs, idées, culture et inspirations communes… Ce week-end s’est donc déroulée à Tours & Taxis la septième édition de l’International Brussels Tattoo Convention et Clic Infos y était. Nous espérons que les gagnants de notre concours y ont ont passé un moment aussi intéressant que nous, mais quoi qu’il en soit nous avons voulu faire de belles images et interroger pour vous un des responsables. Vous découvrirez ainsi l’importance de l’événement, de nombreuses séquences qui montrent des tatoueurs au travail, des passionnés qui se font réaliser des œuvres sur la peau par de vrais artistes venus du monde entier et avec qui ils ont parfois pris rendez-vous des mois à l’avance. Si vous voulez découvrir l’univers et la culture Tattoo, notez déjà le rendez-vous de l’année prochaine du 8 au 10 novembre 2019 ! Ce week-end, pas moins de 12.000 visiteurs ont arpenté les allées de la Convention à Bruxelles et les organisateurs sont enchantés de ce succès grandissant.

Quelles sont les origines du tatouage ?

Momie tatouée de 3.300 ans, découverte en Égypte.

Il est très difficile de réellement (et surtout exactement) situer dans le temps une origine claire du tatouage. En tout cas, c’est une décoration corporelle qu’on retrouve depuis longtemps et dans plusieurs régions du monde, qui se détachent tout de même comme étant ses véritables berceaux. On dit que le tattoo serait apparu au cours de la préhistoire. On a retrouvé le corps momifié d’un chasseur néolithique datant de 5.300 avant J.C. (Jésus-Christ) dans un glacier des Alpes italiennes et il présentait des signes très stylisés et représentatifs sur la peau. C’est le plus ancien tatouage qu’on ait jamais trouvé et on dit qu’il a été pratiqué pour des raisons médicales, puisque réalisé près des articulations et donc sans doute agissant sur l’arthrose. En Égypte, une momie de 2.200 avec J.C. présente quant à elle un corps entièrement couvert de motifs décoratifs tatoués, ayant sans doute une nature sacrée ou religieuse. En Asie centrale, une autre momie (500 avant J.C.) est tatouée de motifs nettement plus imaginaires… S’il est donc difficile de situer avec précision une période ou un lieu précis de son apparition, le tatouage semble avoir beaucoup servi à l’identification (ou au marquage) des différences entre les êtres humains : classes sociales, passage d’un état vers un autre, esclaves, criminels… et tout le monde se souvient avec horreur des numéros tatoués sur les bras des juifs et autres prisonniers des camps de la mort durant la seconde guerre mondiale. Îles Marquises, Nouvelle-Zélande, Japon, Chine, Égypte, Afrique du nord, Afrique noire, Amérique du nord, Amazonie, Sibérie, Rome, Grèce… furent autant de régions où apparurent les premiers tatouages connus. À l’heure actuelle et même si la pratique conserve de réelles valeurs symboliques dans quelques rares régions et ethnies ou communautés spécifiques, il a désormais en occident une valeur plus artistique et récréative. Cela n’empêche pas, comme le confirme Gabriel Marlier dans son interview, qu’on « se raconte » souvent au travers du ou des tatouages qu’on décide de se faire poser. Cela demeure donc en fin de compte un acte assez symbolique voire revendicatif d’une certaine différence. Certains noteront l’omniprésence des têtes de morts et autres diables, mais les sujets se diversifient de plus en plus, faisant même place à des couleurs vives et sujets de plus en plus variés et même populaires.

De l’image bad-boy et bad-girl à celle de monsieur et madame tout le monde…

Il y a peu encore, les tatoués étaient réputés voyous…

Du haut de mes 56 ans, je me souviens que lorsque j’étais petit (il y a donc déjà bien longtemps), quand croisait un « tatoué » on ressentait un léger frisson, une certaine inquiétude… En effet, les tatoués (et j’écris volontairement le mot au masculin car peu de femmes dévoilaient ou même portaient le moindre tattoo) passaient pour des ex-taulards ou au moins pour des voyous, des violents, bref des infréquentables ! Vers la fin des années 60 et avec la révolution sexuelle, le tatouage a trouvé de plus en plus de peaux à orner et les dames s’y sont mises aussi, ne voyant probablement (et à juste titre) aucune raison d’abandonner aux seuls hommes le privilège de profiter de cet art ancestral et modernisé. Dans la joyeuse boue de Woodstock, personne ne pensait plus que seuls les prisonniers et les mauvais garçons étaient habitués à se faire tatouer… Ceci étant dit, prendre la décision de faire réaliser un dessin sur sa peau n’est pas toujours facile… Je veux dire par là qu’elle suscite encore souvent de vraies négociations voire des conflits en famille, lorsque le fiston ou la fille cadette de la maison annonce à ses parents son envie de se faire tatouer ! Il n’est pas rare d’ailleurs, de voir des parents ayant eux-mêmes la peau décorée refuser ce plaisir à leurs rejetons à coups de « tu feras ce que tu voudras quand tu seras adulte et que tu ne vivras plus sous mon toit »… Au fil des récentes décennies, le tatouage s’est pourtant très largement imposé dans la société occidentale et plus personne n’hésite un instant à s’en parer, ou en tout cas plus par crainte du regard des « autres ».

Le prix dépend du travail effectué et vous vous demandez sûrement si ça fait mal…

Certains tatouages sont des chefs-d’œuvre.

Nous avons tous des amis qui portent l’un ou l’autre tattoo et parfois ils en sont même couverts. Prénom d’une amoureuse ou d’un enfant, date de naissance, numéros gagnants du loto, phrase philosophique ou extraite d’un livre aimé, portrait religieux ou d’un chanteur, d’une chanteuse, bref d’une idole… Tribaux, graphiques, ou ethniques, ils prennent toutes les formes, ont toutes les tailles et peuvent être en noir et blanc autant qu’en couleurs. Mais, ce n’est pas pour cela que nous en portons… nous-même. Alors, nous sommes (très) nombreux à nous demander si un jour nous oserons franchir le pas, si ça fait un peu, pas du tout ou bien très mal… et à ne jamais assumer ! Les deux principales questions sont : « combien ça coûte » et « est-ce que ça fait mal » ? Avant tout, rappelons qu’on parle de techniques qui impriment de l’encre dans la peau, qu’on peut donc saigner et qu’il est indispensable de choisir un endroit et un tatoueur à l’hygiène irréprochable. Quand vous entrez dans un salon, il vaut mieux que vous y soyez immédiatement à l’aise, de même au moment de serrer la main du tatoueur ou de la tatoueuse… Si vous avez un bon feeling, tout devrait bien se passer. Soit vous arriverez avec un dessin que vous rêvez voir imprimé sur votre corps, soit l’artiste en parlera avec vous et vous proposera des motifs. Cela devient une vraie collaboration entre le tatoué et le tatoueur, pour atteindre le résultat voulu et en être heureux. N’oubliez pas que vous ne vous en séparerez jamais (même s’il y a de grands débats sur ce point, nous y reviendrons) … Un petit tattoo très simple vous reviendra environ à 50 ou 100 €, tandis que de véritables chefs-d’œuvre peuvent atteindre des prix dépassant plusieurs milliers d’euros. Il n’y a donc rien de prédéfini en la matière et là aussi, c’est une question de dialogue avec l’artiste. Pour éviter toute déception ou conflit, autant être clairs et tomber d’accord sur un motif clairement dessiné et pour un prix fixé à l’avance. Les salons sont de plus en plus nombreux dans les villes et Bruxelles n’est pas en reste. Nous visiterons bientôt Charly’s Tattoo à Wemmel et y rencontrerons Mélanie et Geoffrey, qui nous expliqueront tout sur leur métier et les tendances actuelles. Comme on dit : « jamais deux sans trois » et cela clôturera notre mini-série sur le sujet, à quelques semaines des fêtes de fin d’année. Et si au pied du sapin, vous déposiez un « bon pour un tattoo » à l’un de vos proches qui en rêve depuis longtemps ? Au moins vous serez certain de faire plaisir et de ne pas voir votre cadeau… échangé ou revendu le lendemain de Noël !

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L’International Brussels Tattoo Convention 2018 a fermé ses portes sur un beau succès… Si vous n’avez pas eu l’occasion de la visiter et que le monde du tatouage vous attire, prévoyez déjà de visiter sa huitième édition l’an prochain. Nous vous donnons rendez-vous très bientôt pour une rencontre chez Charly’s Tattoo… Nous pourrions bien vous y réserver encore des surprises.

IBTC : www.brusselstattooconvention.be
Page Facebook Charly’s Tattoo : www.facebook.com/Charlys-Tattoo-222360725046499/

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About Author

Notre fondateur et rédacteur en chef, c'est une longue carrière journalistique : télévision (RTBF), radio: RTBF (Bruxelles Capitale, la Une) BEL RTL... mais aussi dans la presse écrite belge et étrangère. Il avait fondé Fashionfact dans les années 1990, un des pionniers du Lifestyle sur la Toile. Il fut aussi parmi les premiers à présenter les infos quotidiennes et de nombreuses émissions culturelles sur des chaînes télé-internet. C'est un grand intervieweur attentif et humain, qualités qu'on retrouve dans ses articles et émissions enregistrées, comme l'Hôte de Marc. C'est un fin et passionné gastronome... Par ailleurs, il est auteur et metteur en scène de théâtre, ayant marqué Avignon durant trois ans de succès.

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