FRANCE - Dans le sud-ouest (Millas), le bilan de la collision entre un train et un bus scolaire s'est alourdi ce vendredi matin. Il est passé à cinq morts, tous âgés de maximum 14 ans. Plusieurs blessés sont encore en état d'urgence absolue... ce bilan pourrait donc encore s'alourdir.

Le street Art regroupe de nombreux arts de la rue, mais il est principalement connu pour le graff… ces œuvres qui naissent sur les murs des villes comme des campagnes et servent de champ d’expression à des artistes dont certains sont de réels maîtres. Et le graff a désormais sa capitale : Street Art City ! C’est un projet qu’on peut qualifier d’expérimental, mais qui a pris définitivement racine à ciel ouvert, sur un ancien site de France Télécom à Lurcy-Lévis, dans l’Allier (Auvergne). Ce sont 22.000 mètres carrés de façades qui ont été confiés à des graffeurs venus du monde entier… une expérience incroyable, qui est accessible au public depuis peu. Gilles et Sylvie Iniesta sont les initiateurs de cette expérience hors du commun, qui fait bien des heureux. Il n’est en effet pas facile pour les artistes de la discipline, de trouver des espaces (en clair, des murs donc) où ils peuvent s’exprimer sans être dans la clandestinité ou risquer des amendes, voire plus.

13 bâtiments, 4.600 litres de peinture et 22.000 mètres carrés ont déjà permis à l’expérience de se concrétiser. L’ancien centre de formation des PTT (Postes, Télégraphes et Téléphones) est donc devenu le Centre International du Street Art… visible depuis la fin du mois d’avril. Les visiteurs peuvent y découvrir des œuvres nombreuses et parfois gigantesques, créées par des artistes venus de nombreux pays et ont l’occasion, quand ils sont présents, de dialoguer avec les artistes en résidence. Une autre première intéressante pour des jeunes talents en devenir, et j’en connais (n’est-ce Maxime Pelletier)

État des… lieux.

Clic Infos - Street Art City

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Les anciens locaux des PTT étaient à l’abandon depuis 1993 et se sont complètement métamorphosés. Dans la petite commune ardéchoise (l’Ardèche étant à mon sens une des plus belles régions de France et j’y compte des amis précieux), des artistes de tous horizons viennent désormais peindre, taguer, décorer et graffer les murs un peu tristounets parfois, il faut bien le reconnaître. Mais il en fallait davantage pour faire parler de l’endroit, que les artistes qui venaient s’y exprimer… un lieu ! Les actuels propriétaires des murs de l’ancien centre de formation ont donc décidé de les faire revivre, afin d’y créer un vrai centre consacré à l’art du graff, qui aurait un rayonnement international… il faut admettre que cela pouvait sembler être un projet complètement fou et irréaliste. Et pourtant… ils sont en train de relever fièrement le défi. Sylvie et Gilles Iniesta ont un objectif tout aussi fou (quoique) : faire de cet endroit une véritable « Villa Medicis » du Street Art. Ils considèrent, comme beaucoup d’autres, que c’est devenu un mouvement artistique à part entière, comprenant plusieurs techniques comme le graffiti, les pochoirs, la mosaïque… Les artistes sont parfois autodidactes, mais ils sont aussi nombreux à sortir des Beaux-Arts. Leur démarche est artistique certes, mais on peut aussi la considérer comme très contemporaine et socioculturelle. Le couple a décidé de mettre à leur disposition 13 bâtiments « industriels » et tristes, dressés sur dix hectares… le succès a été immédiat et les artistes internationaux n’ont pas traîné pour débarquer et y réaliser des fresques hors normes. Le couple est tellement passionné, qu’il leur offre le gîte et le couvert, les laissant ainsi s’exprimer sereinement sur chaque mur, chaque façade, dont certaines font plus de quinze mètres de haut… ils sont entièrement libres.

Le projet Hôtel 128.

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Il y a aussi un bâtiment de quatre étages, comprenant 128 chambres, qui a été mis à la disposition des artistes, pour un autre projet un peu fou. Il est très logiquement baptisé « Hôtel 128 » et là encore, des artistes issus de nombreux pays ont déjà envahi ce décor un peu lugubre de chambres abandonnées, pour en décorer les murs, les sols et même les plafonds. Les premiers résultats semblent à la hauteur de la folie du concept…

Une vraie pépinière artistique internationale…

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Ce sont déjà une cinquantaine d’artistes qui ont laissé une trace dans ces lieux incongrus. Ils sont même tellement nombreux à vouloir participer au projet, que le couple initiateur doit maintenant les sélectionner. Ils viennent d’Europe, comme l’espagnol Fasim… du Japon (Shiro), d’Argentine (Alaniz), des Etats-Unis, d’Afrique du Sud. Cette année, 80 artistes de plus devraient être accueillis en résidence (d’où le parallèle encore avec la Villa Médicis, sur le Mont Pincio à Rome) et ils viendront cette fois de Chine, d’Australie, de Nouvelle-Zélande, du Pérou, de Colombie et d’autres pays d’Amérique du Sud. Gilles Iniesta n’est pas peu fier et on le comprend. La vitesse et l’ampleur des informations circulant sur Internet ont sans doute accéléré le processus et des graffeurs français sont aussi sélectionnés pour faire partie de l’aventure : Snake, Soone ou encore Sane 2 ont confirmé et sont pourtant parmi les plus réputés et cotés de leur art ! On annonce aussi d’autres pointures du domaine, tels Artiz Nota Crime, un artiste franco-gabonais très lié à ses origines africaines et qui réalise de grandes fresques colorées. On évoque les français Oji et Ted Nomad, mais aussi Costwo et Lizzy, deux artistes allemands qui ont voyagé du Brésil jusqu’en Chine, en passant par Israël et dont la cote est très élevée. Ils ont fondé leur marque de vêtements de sport, basée sur des motifs de Street Art. En bref… cette nouvelle capitale artistique inattendue, nichée au fond de la magnifique Auvergne, n’a sans doute pas fini d’étonner, de faire parler d’elle et probablement de générer un nouveau tourisme… très « cool », faisant par ailleurs découvrir cette superbe région à de nombreux jeunes… une seconde bonne nouvelle.

Comment et quand aller découvrir Street Art City ?

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Street Art City est donc installé dans l’ancien centre PTT de Lurcy-Lévis, plus précisément au lieu-dit Béguin et ouvre ses portes du jeudi 25 au dimanche 28 mai et ensuite les week-ends de juin. Durant les deux mois d’été (juillet et août), vous pouvez découvrir ce lieu hors du commun tous les jours. Vous choisirez de le visiter seuls et sans encadrement ou encore de suivre les visites guidées, qui vous permettront sans doute de mieux assimiler le travail, la démarche des graffeurs et leur ligne artistique, voire leurs motivation et idées plus personnelles. Au cœur du fameux Hôtel 128 dont nous avons parlé auparavant, vous trouverez même un café-galerie et un bar dont l’ambiance est « industrielle », ce qui se marie parfaitement à l’ambiance d’usine abandonnée de l’endroit. Vous pourrez aussi y découvrir des toiles, réalisées sur place par les artistes. Les Iniesta ont décidé de publier chaque année un livret, qui permettra de conserver une trace pérenne de toutes les œuvres qui auront été créées dans ces lieux étonnants.

Le tarif est de 12€ pour les adultes et la visite est gratuite pour les moins de 16 ans (encore une démarche que je trouve particulièrement ouverte et positive). Vous pouvez aussi trouver un tarif spécial de groupe si vous réservez en ligne. Pour découvrir les différentes offres, « passeports », carnets… nous vous conseillons une visite sur le site officiel.

www.street-art-city.com

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