(Spécial restos) 1 – Une cuisine flambant-neuve chez Léon 1893, pour tout voir !

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Vous ne connaissez pas la légende de la gastronomie bruxelloise populaire Chez Léon ? Bah, alors vous n’êtes pas lecteur de longue date car ici nous sommes très amis avec Léon… Pardon, avec Rudy Vanlancker, Kevin et toute la fratrie, la tribu, l’équipe. Car c’est tout cela « Léon » et bien plus encore ! On vous en a dit pis que pendre ? N’écoutez pas et rendez-vous dans la très belle rue des Bouchers, au cœur de l’Îlot Sacré… ce cœur du cœur de Bruxelles, le vrai, celui qui bat, qui cause avec le plus beau des accents. Celui des odeurs de cuisine, des pavés millénaires qui niquent les talons des dames et des Drag Queens. Celui où vous croisez ce tof (chouette) bonhomme  un peu pompette et surtout, la plus vieille friture du (plat) pays (ouais, ouais… je n’ai pas dit friterie car ici on est des vrais brusseleïrs). 110 personnes à votre service, le sourire aux moustaches (souvent), le tablier fier et un joli nœud papillon en bois (création Marc Devillé – Sisswhy). Moules, frites fraîches, homards, croquettes aux crevettes grises, au fromage, viandes, fruits de mer… tout ici est frais (si, si) et le monde entier se bouscule pour poser son popotin (on ne dit pas cul, c’est un peu vulgaire) là où se sont assis Jacques Brel, Juliette Greco, Sacha Guitry et des centaines de stars venues de tout-partout, non pas pour manger du surgelé, mais bien du frais et fait maison ! C’est comme ça depuis presque 126 ans et en plus, maintenant… vous pouvez tout zieuter (voir) grâce à une cuisine flambant-neuve et grande ouverte.

Désormais, c’est une cuisine ouverte flambant neuve qui permet de voir la brigade au travail.

Le Personnel est la plus belle signature de Chez Léon 1893.

Vos me direz que c’est l’assiette la plus importante et vous n’aurez pas tort. Mais il est tellement rare que dans une maison que d’aucuns comparent à une usine (avec une pointe de jalousie) le personnel vous laisse une telle impression de gentillesse et de bonheur « d’être là », que cela vaut la peine de le dire. Votre serveur ou serveuse discutera avec vous, se paiera une tranche de rigolade en vous servant celle de foie gras, vous proposera un bon vin ou une bonne bière de derrière les fagots (il y a même la bière Chez Léon, spécialement brassée), racontera une blague à votre gamin (qui ne paie pas car ici les enfants ne paient jamais, c’est comme ça)… le service n’est pas servile, c’est une passion et quand on l’a chevillée au cœur comme au corps, on a une petite chance de pouvoir bosser dans cette maison incroyable où vous rencontrerez des gens venus du monde entier et entendrez parler toutes les langues de la planète en regardant les tables autour de vous. L’un des aventuriers au long cours de la maison a tiré sa révérence l’an dernier, pour rejoindre les ancêtres fondateurs. On l’appelait Monsieur Mario et une grande et belle photo de lui trône au milieu des serveurs qui galopent, pour que vos frites vous soient servies bien chaudes. Son sourire manque à tout le monde et les clients habitués jettent toujours un petit coup d’œil vers la place où il se tenait toujours, pour accueillir tout un chacun avec le même sourire et une extrême gentillesse. Aujourd’hui, ils ont tous et toutes un petit quelque chose de Monsieur Mario, un petit trésor qu’il leur a légué et qui s’appelle la gentillesse… C’est si important, quand on se fait un resto (gargote ou étoilé), d’être servi avec gentillesse !

Dans l’assiette c’est aussi signé…

 

Chez Léon 1893, le homard fréquente sans complexe une bonne bière…

Ici on est à Bruxelles et nulle part ailleurs. Ça se sent dans l’assiette, de la plus petite crevette grise à la belle pince du homard, qu’on déguste avec joie. Oui, cette fois j’ai pris un homard et il était beau, savoureux, rougissant du plaisir de se voir dévoré avec délectation… Les amis qui m’accompagnaient cette fois ont pris des plats traditionnels : croquettes de crevettes, superbe sole meunière ou viande rouge bleue et chaude, avec une belle sauce crémeuse et des frites… mais des frites… je ne vous dit que ça ! Déjà quand j’étais petit, tout le monde savait que les frites de Chez Léon avaient un « petit truc en plus ». Comment pourrait-il en être autrement, dans une maison où on fait des frites depuis… 1893 ? Quand j’eus près de vingt ans, mes sorties du samedi soir m’amenaient dans le quartier et déjà les tables étaient pleines de gens venus de partout. Il y en avait beaucoup moins qu’aujourd’hui bien sûr, mais ils parlaient déjà toutes les langues et les plus futés avaient compris qu’il fallait réserver quelques semaines à l’avance. Et puis, Léon a grandi… Ne confondez pas avec la chaîne de restaurants « Chez Léon de Bruxelles » que vous trouverez à l’étranger. Ce n’est pas la même chose et vous n’y vivrez pas la même expérience qu’au cœur de la maison de la rue des Bouchers. Fut un temps il y eut confusion pour certains, mais Camilla Navetta a mis un terme à tout cela, grâce à son travail de communication qui a rendu ses lettres de noblesse à une maison n’ayant jamais courbé l’échine. Près de 126 ans plus tard, elle est toujours fièrement dressée au cœur de l’Îlot Sacré et Rudy Vanlancker est aimé et respecté de tous, particulièrement de ses nombreux employés. Son fils Kevin est fait du même bois. Ce n’est pas très courant de nos jours et cela mérite d’être relevé. Et récemment, peut-être un peu pour faire taire les mauvaises langues (les bonnes ici ne font que déguster), il a fait rebâtir entièrement la cuisine, moderne et surtout visible de tous. Ce qui est beau ne se cache pas et tout le monde sait qu’une cuisine ouverte est gage d’une assiette de qualité. Désormais Chez Léon aussi, vous pouvez regarder l’équipe de cuisine travailler… Cependant ne traînez pas trop à les observer (même s’ils sont aussi marrants que concentrés). Primo ce n’est pas un zoo et secundo… vous risquez fort de perdre votre table ! Et croyez-moi, elles sont prises d’assaut… Réserver est la seule manière d’être certain de trouver où vous asseoir pour déjeuner ou dîner. Vous pouvez également y organiser des repas d’affaires ou de groupes… ambiance typiquement bruxelloise et belle assiette garantie.

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About Author

Notre fondateur et rédacteur en chef, c'est une longue carrière journalistique : télévision (RTBF), radio: RTBF (Bruxelles Capitale, la Une) BEL RTL... mais aussi dans la presse écrite belge et étrangère. Il avait fondé Fashionfact dans les années 1990, un des pionniers du Lifestyle sur la Toile. Il fut aussi parmi les premiers à présenter les infos quotidiennes et de nombreuses émissions culturelles sur des chaînes télé-internet. C'est un grand intervieweur attentif et humain, qualités qu'on retrouve dans ses articles et émissions enregistrées, comme l'Hôte de Marc. C'est un fin et passionné gastronome... Par ailleurs, il est auteur et metteur en scène de théâtre, ayant marqué Avignon durant trois ans de succès.

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