Le terroriste qui a tué trois personnes et en a blessé 13 autres au marché de Noël de Strasbourg, a été abattu par les forces de police après avoir tiré sur eux. Il était l'objet d'une véritable chasse à l'homme. En France, la polémique enfle pour comprendre comment un homme armé a pu pénétrer dans un périmètre protégé. Il avait été condamné près de trente fois déjà, au cours de sa "carrière criminelle". Fiché S, il n'était pas surveillé H 24. L'attaque a été revendiquée jeudi par l'État Islamique. Certains partis d'opposition demandent l'enfermement préventif de tous les fichés S...

Certains l’ont baptisé le Elon Musk de l’euthanasie et il a inventé une machine étonnante, qui en choquera certains. Cet ancien militaire australien est convaincu que le fait de pouvoir choisir sa mort serait un réel progrès pour l’humanité. Il fait donc tout ce qui est en son pouvoir pour promouvoir cette idée et faire connaître son invention au plus grand nombre. Le fait que nous vous présentions sa « sarco capsule » n’est en rien un soutien ou une prise de position de Clic Infos et de sa rédaction, concernant la très difficile question de l’euthanasie. Ce n’est qu’un travail d’information. Chacun a le droit de penser en son âme et conscience ce qui lui semble juste sur ce sujet très sensible et toute position est respectable. Il nous semblait juste intéressant de vous faire connaître ce qu’un inventeur considère comme un engin qui propose de mourir en paix, selon lui.

Une machine imprimée en 3D et une démarche qui se veut humaniste.

Philip Haig Nitschke est un auteur qui se présente comme humaniste. C’est aussi ancien physicien réputé, qui s’est fait connaître plus largement en étant surnommé « le Elon Musk de l’euthanasie ». Cet ancien militaire a en effet fondé et dirige Exit International, organisme sans but lucratif militant activement pour la légalisation de l’euthanasie dans le monde. Mais son surnom provient surtout du fait qu’il est une sorte de précurseur, depuis qu’il a fabriqué une « machine à suicide ». Cet appareil, étonnamment imprimé en 3D a été baptisé « sarco capsule » (sans aucune référence au nom de l’ancien président français). C’est une sorte de longue cabine, en forme de sarcophage moderne et au design épuré. Elle est posée sur un socle, un peu à la manière d’un téléphone et permet d’y installer fort confortablement une personne adulte. L’engin diffuse à la demande un flux d’azote en continu, dès que l’occupant actionne la commande à cet effet. Résultat : le « passager » éprouve progressivement une sensation de tournis, comme s’il avait consommé plusieurs verres d’alcool et au bout de quelques minutes, perd connaissance en raison (très logique) du manque d’oxygène. À peine cinq minutes plus tard, la mort interviendrait sans aucune souffrance, selon les affirmations de l’inventeur. Difficile d’obtenir un témoignage totalement crédible, évidemment… et d’aucuns parleront sans doute de chambre à gaz moderne et personnelle. La capsule (détachable) est prévue pour être la dernière demeure du défunt, en lui servant aussi de cercueil. Philip Haig Nitschke (dans le cadre d’une démarche humaniste, dit-il) prévoit de partager très bientôt les plans « open source » de l’appareil. Il veut permettre la démocratisation de son idée d’euthanasie libre dans le monde et faciliter ainsi la reproduction de sa capsule par de nombreuses autres personnes. Il faut savoir qu’il a pu fabriquer cette machine et la promouvoir car dans l’État où il vit, à savoir Victoria dans le sud-est de l’Australie, l’euthanasie a déjà été légalisée.

Un véritable produit moderne, avec des options…

Exactement comme n’importe quel autre produit, la sarco capsule offre différentes options. Par exemple, celle de changer d’avis à tout moment, de mourir dans le noir, ou encore de bénéficier d’une vue sur l’extérieur. Philip Haig Nitschke a fixé un âge plancher de 50 ans, avant lequel on ne peut acquérir son invention. Il pense ainsi rendre son projet moralement plus « acceptable » aux yeux de certains opposants au droit de mourir selon son choix. Actuellement, la cabine est déjà mise à la disposition de personnes atteintes de maladies mentales ou sujettes à des dépressions sévères et désirant mettre fin à leurs jours. Cependant, ces personnes sont obligées de passer différents tests, pour s’assurer qu’elles sont pleinement conscientes de leur décision et des conséquences qu’elle entraînera. Jusqu’ici la machine aurait servi quatre fois à assister des personnes en fin de vie. Il serait également possible d’imaginer que le dispositif puisse être adapté aux personnes en phase terminale de graves maladies telles que le cancer, par exemple. Fervent défenseur de l’euthanasie, l’ex-docteur et militaire, qui a été suspendu de ses fonctions par l’Australian Medical Board (Ordre de Médecins) en 2014, continue de défendre cet acte médical, consistant à provoquer intentionnellement la mort d’un patient qui le désire. D’abord à travers l’organisme à but non lucratif Exit International (qu’il a fondé en 1997) et à présent grâce à sa capsule qui remplit en fin de compte la fonction ultime, évitant ainsi une intervention humaine étrangère.

Éthiques ou commerciaux… il y a des risques de dérive.

Personne n’ignore que le débat autour de l’euthanasie est vif et difficile aux quatre coins du monde. Qu’il soit politique ou moral il crée parfois de vives tensions, dans la société civile comme au sein de nombreux parlements. Quelques pays ont réalisé de grandes avancées en la matière, parmi lesquels (et premiers) les Pays-Bas et la Belgique. En Allemagne ou encore en Suisse, certains établissement médicalisés et psychologiquement fort bien pourvus, accueillent des patients qui y programment la fin de leur vie par absorption médicamenteuse. Évidemment, tout y est légalement parfaitement encadré. Dans le cas de la sarco capsule, ce serait la première fois qu’une « machine » accomplirait l’acte, sacrilège ultime pour certains et salvateur ou symbolique de liberté suprême pour d’autres. Plus personne ne trouve choquant de voir des publicités télévisées pour des assurances funéraires ou des entreprises de Pompes funèbres, mais qu’en serait-il si une pub présentait cette machine en prime time ? C’est assez difficile à dire… On ne peut en tout cas pas accuser Philip Haig Nitschke d’immoralité, ce débat étant bien présent au cœur de la société et du monde politique depuis quelques années. Par contre, on peut craindre que sa machine se transforme assez rapidement en « produit » commercial. Personne n’ignore qu’éthique et commerce font rarement bon ménage. Parce que cet appareil a un coût et s’il doit servir de cercueil au défunt qui a décidé d’y effectuer son dernier voyage, il sera à usage unique. Il deviendra donc bel et bien un produit à vitesse grand V… et qui dit produit, dit marché ! On remarque que la capsule a un design très moderne et on peut aisément imaginer déjà un tas de nouvelles options : musique d’ambiance, choix des couleurs, des matières… on pourrait donc vite assister à l’explosion d’un marché fort lucratif. On sait aussi que les cercueils classiques peuvent déjà couter très cher… alors, imaginez les tarifs que pourrait atteindre cette machine moderne, qui met plutôt en confiance visuellement et inspire un sentiment d’apaisement !

Si l’inventeur australien a peut-être réellement mis au point une machine qui pourrait représenter un progrès en matière de confort de fin de vie volontaire, il n’a pas fini de se battre avec les instances officielles pour tenter d’imposer son idée. Il prétend même que les membres de son association sont victimes de harcèlement régulier de la part des autorités de son pays, ainsi que lui-même. Voilà une bataille de principes que nous suivrons de loin, mais avec intérêt.

Site officiel : www.exitinternational.net

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