Ce samedi soir, le premier ministre belge Charles Michel a acté la départ de la NVA du gouvernement. Le parti de Bart de Wever quitte donc la "suédoise" sur le Pacte de l'ONU pour une immigration responsable et fait chuter le gouvernement en place depuis quatre ans. Charles Michel ira à Marrakech signer le pacte au nom de la Belgique et d'une "alliance responsable orange-bleue" a déclaré le Premier dans une conférence de presse à l'issue du Conseil des Ministres restreint de samedi soir. Il mènera des consultations politiques à son retour du Maroc.

Il paraît que le plus ancien jouet sexuel (sextoy) connu à ce jour date de 28.000 ans et a été trouvé dans une grotte allemande. C’est une version basique du bon vieux godemichet… le jouet coquin n’est donc pas né de la dernière pluie ! Pendant des siècles, il s’est caché dans la clandestinité la plus sombre et en posséder relevait de la pire perversion… C’est sans doute l’un des derniers tabous à être tombé et aujourd’hui le sextoy est quasi devenu un objet de la vie courante. En tout cas, il se dévoile sans complexe, on se le procure en magasin, parfois en pharmacie, mais la grande mode est de le choisir lors de réunions privées, entre copines (ou copains). C’est en quelque sorte la vente Tupperware du plaisir et un véritable succès ! Alors, la Saint-Valentin approchant à grand pas, pourquoi ne pas envisager d’offrir un jouet coquin à votre partenaire ? Eh oui… on peut même en parler librement désormais.

Le sextoy au fil des temps…

On est loin des petits canards vibrant dans la baignoire, mais le plus vieux sextoy au monde a été découvert en 2005, dans une grotte allemande. Âgé de plus de 28 000 ans, ce godemichet a été fabriqué à la Préhistoire. Il est en pierre et de forme phallique, mesure 3 cm de large et 20 de long. Ce jouet intime date donc d’avant la roue et prouve que l’Homme a toujours été très « branché sexe ». Les fort connues « Boules de Geisha » elles, de leur vrai nom Ben Wa ou Rin No Tama, sont nées au Japon au 5ème siècle. On les appelle parfois cloches birmanes et les boules sont reliées par une ficelle. Elles sont introduites dans le vagin ou l’anus et sont censées apporter un plaisir intense en « roulant » à l’intérieur du corps. On dit qu’à l’origine elles étaient utilisées par les hommes, mais les dames dont les geishas, s’en seraient emparées pour être excitées tout au long de la journée. Elles étaient ainsi disponibles n’importe quand, pour le bon plaisir des hommes… Le cock ring (anneau qu’on place à la base du pénis, pour faire durer l’érection) est apparu en Chine et était fabriqué en paupières de chèvre, cils attachés. La dynastie Ming (14ème au 17ème) les faisait réaliser en ivoire ou en jade, parfois incrustés de bijoux. L’anneau était alors inséré sous la peau du pénis, pour augmenter le plaisir (difficile à croire – NDLR) et allonger ainsi sa taille. Ils se sont vite exportés et furent très utilisés au moyen-âge : Birmanie, Égypte, Afrique, Amérique du Sud. Par contre au 19ème siècle, on les a détourné de leur usage afin d’en faire un outil de dissuasion… transformés pour devenir douloureux, on les faisait porter aux adolescents, pour les empêcher de se masturber. Son grand retour date des années 1960 et il connaît un vrai succès depuis. Lui n’est pas vraiment un jouet (quoiqu’on puisse transformer son usage en jeu sensuel) … le préservatif est apparu vers 1564, après la grande peste noire. Il régnait alors une terrible épidémie de syphilis et le sexe était devenu très dangereux. Gabrielle Falloppio eut une idée : une graine de lin imbibée de produits chimiques, qu’il laissait sécher. Sur 1.100 volontaires testés, il ne releva qu’un seul cas de « mal français », l’autre nom de la syphilis. En son honneur, on renomma les trompes de Falloppe… On utilise toujours la capote de nos jours !

La technique s’empare du plaisir… ou le combat.

L’Angleterre victorienne considérait l’hystérie féminine comme une maladie et traitait les femmes hystériques en les masturbant ! Ce traitement était dispensé par des professionnels qui frottaient les parties intimes des dames, jusqu’à l’orgasme. Les médecins se plaignant de douleurs aux poignets, Georges Taylor inventa le vibromasseur… à vapeur ! L’appareil étant à usage médical, J. Grandville inventa en 1880 son cousin électrochimique, dont le succès fut énorme. Dénommé « masseur », il a été accepté hypocritement, puisqu’on le présentait comme aide thérapeutique. Les premiers films pornographiques ont popularisé le vibromasseur, au grand dam des hommes mariés, vite jaloux d’un petit appareil vibrant… Franck E. Young, pensant que des objets pouvaient être introduits dans le rectum, inventa à la fin du 19ème siècle son « dilatateur anal » (plug anal), impressionnant objet phallique de 12 cm inséré dans l’anus, présenté comme un remède contre les hémorroïdes. Cette fois aussi, magazines et médecins en firent la gloire et il s’en est vendu des dizaines de milliers aux États-Unis, avant qu’il soit interdit pour « publicité mensongère » en 1938. Au 17ème, les marins français fabriquaient avec de vieux chiffons une vague poupée évoquant la femme, pour pimenter leurs nuits en mer. Ils la baptisèrent joliment « Dame de voyage » … Mais ce n’est qu’en 1904, après l’invention du caoutchouc vulcanisé, qu’on créa la première « poupée gonflable ». Un certain Docteur P et l’alchimiste René Schwaeble mirent alors au point une partenaire passive pour messieurs impatients. Et enfin, la dernière génération née de l’inventivité des créateurs de sextoys a démarré à la sortie du « Womanizer ». Il s’agit d’un jouet sexuel connecté, dont l’utilisation assurerait un orgasme à 98% des femmes d’après son inventeur… Évidemment, les hommes l’ont rapidement détourné à leur usage aussi, même si la pénétration anale reste un grand tabou. Depuis, toute une série d’objets sexuels connectés ont fleuri sur un marché qui pèse plus de 22 milliards d’euros par an. La prochaine étape est en plein boum et des exemplaires sont déjà vendus à de riches propriétaires : les robots sexuels ! Ils ressemblent de plus en plus à des humains et on annonce qu’ils auront bientôt des sentiments et pourraient devenir les partenaires les plus fiables qui soient, face aux MST. Certains utilisateurs deviennent totalement accros et ne vivent plus aucune relation physique… triste, ça.

Peut-on inviter les sextoys dans sa vie de couple ?

Désormais, on célèbre chaque 14 février la fête des amoureux et elle est très populaire. Attention donc à ne pas oublier le cadeau, ou ce pourrait être le début d’une année de bouderie ! Mais serait-il de mauvais goût ou de bon ton, d’offrir un jouet sexuel à son ou sa partenaire ? Tout dépend de l’ouverture d’esprit de votre couple, de votre envie d’exploration et surtout du dialogue que vous entretenez à deux. Mais pourquoi pas ? Bien entendu, vous commettriez une boulette si vous offriez « à votre Valentine » une poupée gonflable, en lui disant : « regarde chérie, comme elle te ressemble » … ! Ou encore, si vous faisiez cadeau « à votre Valentin » d’un énorme godemichet en latex bleu fluo, d’une taille dont il n’oserait même pas rêver. Ce serait peu diplomatique et ce genre de choses sont plutôt des auto cadeaux, que vous êtes bien entendu autorisés à vous faire, mais surtout à garder pour vous. Ici, nous parlons d’un vrai cadeau, qui fera plaisir à celui ou celle qui le recevra, mais pourrait aussi apporter du plaisir, de la découverte et du partage aux deux membres du couple. Le plus important est de savoir si Valentin ou Valentine aurait envie de s’aventurer dans l’exploration sexuelle ludique avec vous et cela, vous devriez le savoir si vous avez un dialogue ouvert sur ce sujet. Vous devez pour cela connaître les limites que votre partenaire est prêt(e) à franchir avec vous… et un jouet. Cela peut commencer par un simple godemichet, qui vous permettra de tenter quelques jeux érotiques auxquels vous n’êtes pas habitués… la pénétration mutuelle, par exemple. Oh, pas de pudibonderie et trêve d’hypocrisie… nous sommes nombreux, même des hommes hétéros, à avoir secrètement envie d’en découvrir davantage sur ce fameux mystère, pas du tout réservé aux gays !

Un acte de ce genre se prépare en tout cas avec douceur, surtout pour une première fois, et demande là encore du dialogue, un réel partage des envies et des doutes de chacun… Pourtant, il peut apporter beaucoup d’épanouissement et même faire tomber un tabou voire des frontières qu’on s’impose souvent. Si vous n’avez pas envie de partager le sextoy que vous offrez, vous pouvez choisir un jouet tout simple et perso, comme un petit canard vibrant… mais peut-être que la richesse du sextoy est justement de permettre (ou relancer) le dialogue au sein d’un couple, concernant le sexe. Souvent on se lasse un peu d’une vie sexuelle préétablie, toute tracée, où on fait l’amour un jour précis de la semaine, de telle manière et avec toujours le même rituel… Alors, la Saint-Valentin étant la fête des amoureux, c’est peut-être aussi l’occasion d’envisager de faire la fête différemment. Parfois, l’utilisation ensemble d’un premier sextoy appelle d’autres jeux, de nouvelles manières d’honorer le corps et le plaisir de l’autre. Parfois, cela progresse en utilisant d’autres jouets, recherchant de nouveaux espaces érotiques, que vous ne connaissez pas encore. Mais c’est comme pour tout, il faut un début et surtout, il doit être réussi ! Pour certains, c’est une véritable révélation qui ouvre le chemin à des explorations supplémentaires et pour d’autres cela restera à tout jamais un tabou ou un interdit. À chacun(e) finalement de s’exprimer, d’écouter, de voir et de savoir…

En tout état de cause et avec ou sans jouet, le sexe doit rester la plus belle chose qui soit dans les rapports humains. Il ne faut jamais oublier de l’assortir de douceur, de respect et de consentement total… « Non » signifiera toujours non, dans toutes les langues et en toute situation. Le sexe n’est pas toujours assorti d’amour et ce n’est sans doute pas une finalité en soi. On peut faire l’amour sans être amoureux… mais jamais sans respect ni protection, quand on ne se connaît pas depuis assez longtemps pour avoir des rapports non protégés sans risque. Si c’est votre cas, n’oubliez surtout pas de demander à Saint-Valentin de vous offrir avant tout… des préservatifs !

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