Selon la Commission Européenne, les horaires d'hiver et d'été ont vécu... une décision devrait être rapidement prise pour qu'en octobre, nous passions à l'heure d'hiver pour la dernière fois dans l'Union. En mars, ce serait donc l'ultime changement d'heure et chaque pays choisira celle qu'il désire adopter. Retour probable des décalages horaires en vue...

Isabelle Verjans dirige avec beaucoup de charme et de sourire le Richmond, en bord de Meuse dans le namurois. Cette très belle région, un peu trop souvent oubliée des guides touristiques, mérite largement qu’on s’y arrête pour se reposer un peu, découvrir une vallée magnifique, des forêts, des falaises… se promener au bord du fleuve tranquille et serein, admirer les vols de canards ou encore y manger. Non, non… on n’est pas ici au bout du monde, mais bien à moins d’une heure de route de Bruxelles en voiture ! Et comme nous vous avons présenté longuement son époux Gaëtan hier, place cette fois à Isabelle et à sa maison superbe, confortable, de bon goût et richement décorée.

Nous nous sommes donc arrêtés en bord de Meuse, dans la région de Namur et à la jolie maison d’hôtes le Richmond. Nous vous la présentons succinctement dans ce petit montage vidéo… et ensuite nous en dirons davantage, si vous voulez mieux la découvrir.

Bon, allez… on vous offre quand même une jolie photo du couple car le bonheur n’a pas de prix, même quand il n’est pas à nous. En tout cas le leur est dans ce sourire, depuis qu’ils se sont posés sereinement au bord du fleuve, dans une superbe bâtisse en pierres du pays. Ce manoir a longtemps appartenu à la famille de Paul-Henri Spaak, natif de Schaerbeek comme moi (satisfaction ridicule, je sais), qui fut plusieurs fois ministre de Belgique entre 1936 & 1964 et même le premier d’entre eux, de 1947 à 49. Il est surtout considéré comme l’un des pères de l’Europe. Voilà donc pour le côté historique de la maison et ce n’est quand même pas rien. Lorsque le couple a entamé son activité de chambres d’hôtes, Gaëtan venant de se retirer des fourneaux pour vivre plus au calme, y cuisinait… mais ce temps-là est révolu, pour des raisons que vous avez pu découvrir hier dans notre article qui lui est consacré. Ceci étant dit, vous pouvez toujours tenter de vous battre pied-à-pied pour qu’il cède et vous concocte un dîner de groupe… mais vous devrez vous lever tôt ! Et c’est exactement ce que fait notre hôtesse. Isabelle anime en effet les émissions radio (très) matinales sur Namur BW – VivaCité (RTBF) tous les jours de la semaine, entre 6 heures et 8 heures… Quand elle m’a dit ça, j’ai failli tomber d’admiration. Si j’ai passé pas mal d’années sur les antennes de la même maison, mais à Bruxelles (et quelques autres dans celle d’en face), je ne me serais jamais senti capable d’animer les aurores. Sacrée nana ! Comme dirait l’autre hein, moi je ne me permettrais pas… En tout cas, l’animatrice et entrepreneuse est rayonnante de bonheur et son sourire est la première source de chaleur qu’on rencontre dans sa maison.

Un manoir au passé historique… superbement modernisé.

Situé à quelques mètres de la Meuse, l’imposant manoir affiche une force et une tranquillité impressionnantes… Face à lui, que ce soit côté avant ou côté arrière (photo), on ressent immédiatement une réelle impression de confort et une seule envie : entrer ! Mille mètres carrés, des chambres douillettes et élégantes, des extérieurs verdoyants et un superbe jardin… Que demande-t-on de plus à un endroit où passer une ou quelques nuits de repos ? Évidemment, comme la bâtisse est située non seulement au bord de l’eau, mais aussi d’une route, ne le cachons pas… on entend parfois une voiture passer. Mais rassurez-vous, des vitrages de qualité empêchent le bruit d’agresser les oreilles des gros dormeurs et, si vraiment vous ne voulez pas entendre quoi que ce soit, eh bien… vous raterez tout simplement la superbe vue sur le fleuve, dont bénéficient les chambres en façade ! Ce serait dommage… mais le spacieux jardin ne manque pas de charme non plus.

Grande pelouse, terrasse et piscine, vous tendent les bras…

Dans le grand jardin, une piscine chauffée (incluse dans le prix de la chambre) vous tend les bras (en belle saison – arrêtez, les mauvaises langues car je vous entends jusqu’ici : si, il y a bien un été en Belgique). Vous y trouverez également un bel espace terrasse et un barbecue. Lorsque nous sommes arrivés, le premier soleil du printemps nous a accueilli et un petit groupe prenait un apéro joyeux à l’extérieur… Vous risquez aussi d’y rencontrer Mimi, l’adorable petit chat des voisins qui a élu domicile au Richmond. Méfiez-vous de lui (ou d’elle, je l’ignore) car c’est une demande garantie de caresses ! Étant donné que le jardin est situé à l’arrière du bâtiment, c’est un endroit parfaitement calme et si, comme nous vous y passez avant les beaux jours… ça ne vous donnera qu’envie de revenir pour piquer une tête et bronzer tranquillement, peut-être en rencontrant d’autres hôtes qui pourraient devenir des amis.

Confort, rusticité, art contemporain et beaux espaces communs…

Dans la maison, les pièces sont spacieuses et très chaleureuses, grâce entre autres au bois qu’on trouve un peu partout… c’est agréable et très cosy. Le salon commun est décoré avec beaucoup de goût. Un très beau carrelage ancien et étonnamment contemporain en même temps, des canapés gris de deux tons, des meubles anciens, en bois comme l’une des tables à manger, des chaises en plexiglas et chrome, un superbe billard (libre d’accès) et des œuvres d’art contemporain… l’ensemble est harmonieux et équilibré. Bref, on s’y sent bien ! Si vous cherchez quelques informations sur les activités touristiques de la région, c’est dans cette pièce que vous les trouverez. Mais, un petit conseil : demandez à Isabelle ou Gaëtan de vous conseiller, c’est nettement plus convivial que les brochures… Ce qui est agréable aussi en maison d’hôtes, est de s’installer dans les pièces communes et de faire connaissance avec les hôtes qui occupent les autres chambres. Ils viennent généralement d’un petit peu partout, parlent de nombreuses langues et les rencontrer est toujours enrichissant. Si c’est que vous cherchez en évitant les hôtels de chaînes où on se salue à peine, vous trouverez clairement cette convivialité au Richmond.

Une œuvre d’exception…

J’ai évidemment craqué pour une superbe statue signée Niky de Saint Phalle. C’est un cadeau de l’artiste à Gaëtan, qui fait partie de la célébrissime série de femmes rondes et colorées intitulée Les Nanas, réalisée par l’une des plus actives meneuses du mouvement artistique Nouveau Réalisme. Vous ne pourrez pas rater ses cousines monumentales, si vous allez vous promener à proximité du Centre Beaubourg à Paris. L’artiste est décédée en 2002 en Californie… C’est troublant de se trouver face à une œuvre de cette grande dame, qui fut aussi mannequin et réalisatrice, entre autres. Encore un des atouts du Richmond : le goût de ses propriétaires pour l’art contemporain… il y a des œuvres partout et l’harmonie de la maison n’en est pas altérée, ce qui est une véritable prouesse.

Confort, nuit douce et vue sur le fleuve.

Nous étions dans la chambre baptisée Dom Juan (oh, modestement, je ne sais comment le prendre). Lorsque j’ai dit qu’elle était de jolie taille par rapport à son prix, je me suis entendu répondre que c’était… la plus petite ! Encore un bon point, puisqu’on n’aime généralement pas se retrouver dans une petite pièce de quelques mètres carrés pour y passer la nuit. Celle-ci en faisait environ 25 ou 30, un vrai petit bonheur. Que dire de la vue ? Avec la chance que nous avions en ce tout premier jour de temps réellement printanier, la Meuse s’était parée juste à nos pieds de diamants, de ses plus beaux canards colverts au cou d’émeraude et des rayons du soleil couchant… un régal. La salle de douche est petite et fonctionnelle, les toilettes séparées et fermées (autre bon point) et la chambre ne manque pas d’espaces de rangement, que du contraire. Vos bagages peuvent être de belle taille sans craindre de se trouver à l’étroit. D’ailleurs dans les toilettes, vous pourriez ranger une collection de trente paires de chaussures ! La literie est vraiment de toute première qualité, ce qui est tout de même le plus important dans une chambre… j’ai d’abord cru que le matelas serait trop mou à mon goût, mais j’ai finalement eu l’impression d’y flotter littéralement et ma nuit fut très douce. Ce ne sont pas des matelas à mémoire de forme, mais ils sont de la même qualité. Deux fauteuils bas pour papoter un peu, une petite table de salon pour y poser l’ordinateur, un réseau wifi gratuit autant qu’efficace et une télévision à écran plat qui n’a pas la taille d’un radioréveil… tout ce qu’on attend d’une bonne chambre d’hôtes. Mon regard n’a pas accroché le moindre grain de poussière et je ne joue pas aux emmerdeurs et pseudos « experts » de l’émission Bienvenue chez nous… je n’ai donc pas ressenti la moindre envie ni le plus petit besoin d’effectuer une inspection quelconque. Tout ici est nickel et on se sent instantanément bien…

Un petit-déjeuner copieux, frais et convivial.

En maison d’hôtes, le petit-déjeuner est vraiment un moment important, en tout cas à mes yeux. Ici, vous trouverez à peu près tout ce qui pourrait vous faire plaisir, à l’exception du champagne ou du caviar… quoique si vous le demandiez, je suis certain qu’on vous en apporterait. La gentillesse du service, les œufs que vous demandez à la minute et qui n’ont pas traîné durant deux heures dans le l’eau tiède ou sous cloche, du café fait au percolateur ou en dosettes… jambon, fromages de la région, pains artisanaux, viennoiseries, céréales, jus de fruits, laitages… Je ne vois pas très bien ce qu’on pourrait vouloir de plus pour bien débuter une journée. Un des grands atouts du Richmond est certainement son agréable salle de petit-déjeuner, rehaussée de plusieurs œuvres du peintre liégeois José Chapelier, dont le travail coloré est un véritable sourire matinal. C’est aussi l’un des peintres belges les plus connus à travers le monde, où il a exposé dans les plus grandes galeries. Les conversations sont facilitées par la grande (et très belle) table en bois autour de laquelle s’installent et se rencontrent les hôtes. Nous y avons d’ailleurs fait connaissance avec un couple vraiment charmant venu de Halle et nous reverrons rapidement Raphaël et Yamina. C’est ça aussi… ce qu’on attend d’une bonne maison d’hôtes !

Au Richmond, les tarifs des chambres vont de 69€ en basse saison, jusqu’à 139€ en haute saison. Le petit-déjeuner, l’accès à la piscine, au jardin et le wifi sont compris dans ces prix.

Site : www.lerichmond.be

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About Author

Notre fondateur et rédacteur en chef, c'est une longue carrière journalistique : télévision (RTBF), radio: RTBF (Bruxelles Capitale, la Une) BEL RTL... mais aussi dans la presse écrite belge et étrangère. Il avait fondé Fashionfact dans les années 1990, un des pionniers du Lifestyle sur la Toile. Il fut aussi parmi les premiers à présenter les infos quotidiennes et de nombreuses émissions culturelles sur des chaînes télé-internet. C'est un grand intervieweur attentif et humain, qualités qu'on retrouve dans ses articles et émissions enregistrées, comme l'Hôte de Marc. C'est un fin et passionné gastronome... Par ailleurs, il est auteur et metteur en scène de théâtre, ayant marqué Avignon durant trois ans de succès.

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