FRANCE - Dans le sud-ouest (Millas), le bilan de la collision entre un train et un bus scolaire s'est alourdi ce vendredi matin. Il est passé à cinq morts, tous âgés de maximum 14 ans. Plusieurs blessés sont encore en état d'urgence absolue... ce bilan pourrait donc encore s'alourdir.

1987… trente ans déjà que la star intergalactique, icône de mode et ensuite de la planète gay a disparu, alors que le monde entier venait de découvrir qu’en plus d’une chanteuse extrêmement populaire, Dalida était aussi une grande actrice. Mais, en dehors de ses innombrables tubes (120.000.000 d’albums vendus de son vivant et 20.000.000 depuis son décès) on a surtout retenu ses… tenues de scène ! Avec ses robes extravagantes de grands couturiers ou de petites boutiques, Dalida a lancé on ne sait plus très bien combien de « modes ». Orlando, son frère passionné et omniprésent dans la vie de la star et au-delà, a donc décidé de rendre une fois de plus hommage à sa sœur au travers de l’histoire racontée par plus de 110 robes de la chanteuse, qui sont exposées au Musée de la Mode de la Ville de Paris (Palais Galliera). De 1956 à 1987, ces pièces uniques représentent toutes les périodes vestimentaires de la carrière hors du commun de cette femme tout aussi peu banale.

Elle était égyptienne née au Caire, ancienne Miss de son pays et s’appelait Yolanda Gigliotti. Mais le monde entier la connaît sous le nom de Dalida et quel plus bel endroit pour y exposer ses nombreuses tenues de scène autant que de ville, que Paris ?

Une collection hors du commun… sans être fétichiste.

Clic Infos - Dalida

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Outre les innombrables robes que vous pourrez admirer, il y aussi de nombreux accessoires, sacs, chaussures, bijoux, ceintures… que la star a portés. Son frère, éternel « amoureux » d’elle a affirmé devant les caméras qu’étant sans enfants à qui léguer ces trésors, il ne se voyait pas les laisser partir à vau-l’eau ou se disséminer dans des ventes publiques qu’il estimerait déshonorantes. C’est donc assez logiquement qu’il a décidé de les offrir à la ville de Paris, que Dalida aimait tant, où elle longuement vécu et d’où elle partie pour son dernier voyage. Il pense que c’est un hommage réel à sa sœur et il n’a sans doute pas tort. Il y a fort à parier qu’elle aurait pris la même décision, si la vie lui avait laissé le temps de mener sa carrière jusqu’au bout. Sa garde-robe représente en outre un véritable trésor, un témoignage des évolutions de la mode au travers des quelques décennies qu’elle évoque. Comme le dit Orlando : « il faut s’attacher à préserver l’éclat des robes que Dalida portait avec tant d’allure ». Mission accomplie… L’exposition a trouvé un écrin parfait dans ce bâtiment unique, flanqué de splendides jardins et propose des écrans qui diffusent des extraits d’émissions ou de films dans lesquels la star a joué. Parmi la collection on trouve de véritables œuvres d’art, signées par les plus grands couturiers. Elles sont portées par des mannequins silhouettes, un peu comme si on était au beau milieu d’un bal fantomatique…

Dalida et les couleurs de sa vie…

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Rouge fétiche : elle est la première qu’on admire et c’est une robe bustier de velours rouge profond un peu hollywoodienne, créée par Jean Dessès. Elle avait carrément enflammé Bobino en 1958, à l’occasion de premier récital de la chanteuse en tant que tête d’affiche. Elle avait alors « mis le feu » en chantant Bambino, qui aura été le véritable premier succès de sa carrière et cette tenue restera pour elle un fétiche. Elle la portera d’ailleurs encore une fois en 1981 à l’Olympia, sans avoir pris un centimètre de tour de taille ! Ce soir-là, elle reçut le premier disque de diamant de l’histoire de la chanson, en récompense des 85 millions d’albums qu’elle avait déjà vendus.

Vert cinéma : l’œuvre cinématographique de l’italien Giorgio Simonelli n’a pas marqué l’Histoire, mais son film musical « Parlez-moi d’Amour » donnait la vedette à une somptueuse Dalida en 1961. Elle y est une gitane et porte la robe de toile verte ornée de rubans, exposée à Paris et qui fut en quelque sorte la seconde star du film.

Dalida séduction :

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Ce fut un vrai feu d’artifice en 1980 au Palais des Sports, où la chanteuse fit sensation dans une cape en plumes d’autruche et un body de velours noir, signés Michel Fresnay et réalisés par Mine Barral Vergès. On a largement pu voir cette tenue à la télévision, exactement comme vous la découvrirez dans l’exposition. Cette pièce a été conçue pour la chanson « Comme le disait la Mistinguett », que Dalida interprétait sur scène entourée pour la première fois de ses « boys ». Elle portait un chapeau haut-de-forme et dansait gainée de noir, mais sans le nœud papillon qui pourtant signait la tenue. On peut dire que cette silhouette avait alors laissé tout le monde sous le charme… mais aussi sous le choc.

Jean Dessès, le créateur de la robe rouge de ses débuts, avait remis ça en créant pour la chanteuse égyptienne une robe en dentelle noire entièrement rebrodée de paillettes. Elle la porte dans le film « Rapt au deuxième Bureau », dans lequel elle joue une chanteuse de cabaret, mais la robe est revenue, avec un long drapé de mousseline qui entravait la jupe. Elle l’enfilera encore une fois en 1963 dans « l’Inconnue de Hong-Kong » où elle interprète à nouveau une chanteuse de music-hall… terriblement draguée par Serge Gainsbourg.

En 1959 Jacques Esterel, encore peu connu, taille dans un tissu de Chantung une robe chemisier sans manche couleur bleu glacier, boutonnée devant et serrée à la taille par une large ceinture. C’est dans cette tenue à nouveau très sexy que Dalida entre sur scène au Théâtre de l’Étoile. En coulisse elle est rejointe (pour la féliciter) par une autre star nommée Brigitte Bardot. Enceinte de Jacques Charrier qu’elle a épousé trois mois plus tôt, elle porte aussi du Jacques Esterel… la carrière du couturier est lancée !

Loris Azzaro, un ami de toujours… et jusqu’au dernier voyage.

Le célèbre couturier Loris Azzaro, que j’ai eu la chance de compter parmi mes amis, m’a souvent parlé de la relation privilégiée qu’il entretenait (depuis le début) avec l’ancienne Miss Egypte, pour laquelle il a signé de nombreuses tenues de scène comme de ville. Leur amitié était si profonde que Dalida a demandé à être habillée en et par Loris Azzaro, pour son tout dernier voyage. Elle avait choisi une robe bleue et longue que pas un fan de la star n’a oubliée… elle aura poussé son amour de la mode et de l’amitié jusqu’au bout du bout…

Paris Galliera – Musée
Jusqu’au 13 août, du mardi au dimanche de 10 à 18H.
Nocturne les jeudi et vendredi jusqu’à 21H.
12€, 9 € et gratuit pour les moins de 18 ans.
www.palaisgalliera.paris.fr

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