Il y a quelques semaines nous vous présentions le Meet Meat, un très élégant steak et Wine bar où nous avions superbement déjeuné. Nous étions si séduits que nous avons décidé de vous le re-présenter, mais cette fois dans ses habits de lumière nocturne, plein de monde et d’ambiance. Nous désirions surtout découvrir de manière beaucoup plus complète l’univers « viandes » du lieu ! La maison est en effet réputée pour son bœuf argentin, tout droit importé de là-bas, sans intermédiaire et donc totalement rassurant quant à la qualité et la traçabilité du produit qu’on vous sert à table. Le plus grand soin est apporté aux cuissons, mais aussi à la présentation des choix de pièces d’Angus argentin qui sont à la carte. Pour décider du morceau qui vous procurera un maximum de plaisir, des explications très complètes vous sont données et du coup… plaisir garanti et taux de déception nul !

Lors de ma première visite j’avais eu le plaisir de rencontrer Patricia et cette fois, ce fut Philippe qui nous accueillit. Après dix ans de succès avec leur première maison située dans le quartier Schuman, ce couple de jeunes entrepreneurs a tout pour réussir… et ce n’est sans doute pas fini. Mes amis Yamina et Raphaël étaient mes convives et ils ont apprécié la soirée, vous le découvrirez dans la vidéo ci-dessous. Dans la seconde, vous entendrez des explications très complètes sur les qualités de chaque morceau proposé à la carte du Meet Meat. Voilà enfin un endroit où l’on peut vous raconter la viande et pas seulement vous la servir (et pas toujours comme il faut). Soyons clairs, d’autres maisons servent aussi de la très bonne viande, mais celle-ci est vraiment une adresse qui vaut la peine d’être découverte et pas seulement pour son Angus argentin. La cuisine y est variée, de qualité et on ne vous sert que des produits frais, c’est d’importance.

Un endroit moderne et chaleureux, où on s’occupe même de votre voiture…

Philippe Wiener a trouvé le temps de nous consacrer un peu du sien et nous avons fait la connaissance d’un jeune restaurateur, passionné et plein d’entrain. Élégant, souriant et avec une superbe voix grave, il nous raconte l’aventure du Meet Meat, entamée voilà un peu plus de dix ans dans le quartier européen, à deux pas du rond-point Schuman. Au cœur de la petite rue Stévin que je connais depuis toujours parce qu’il y a une éternité, elle était déjà envahie de petits restaurants italiens, trattorias et pizzerias bonnes et nettement moins bonnes, Philippe et son épouse Patricia s’étaient lancés dans la grande aventure en y ouvrant leur premier établissement. Il se nommait déjà le Meet Meat steak & wine house… le concept d’une viande de grande qualité assortie d’une carte des vins riche et variée n’a pas tardé à rencontrer le succès, alors pourquoi hésiter à lancer une seconde table, après une décennie réussie ? Lorsqu’ils ont découvert l’emplacement de l’actuel restaurant d’Uccle, ils sont tombés amoureux des lieux et en ont fait un endroit élégant, au look un peu industrio – rancho – chic, ce qui donne un très beau résultat. La déco est à la fois « cool » et très branchée, mais surtout elle prend tout son sens le soir, lorsque l’obscurité se fait dehors, que les lumières s’allument pour déborder sur la chaussée d’Alsemberg et que le voiturier prend place, pour rendre un service ici inestimable ! Trouver une place de parking dans le quartier n’est pas simple, surtout quand il y a du monde. Et comme il y en a chaque soir, le meilleur conseil que je puisse vous donner est de prudemment réserver… Le midi, l’endroit change de physionomie, devient un restaurant très lumineux et agréable, idéal pour y organiser un lunch d’affaires ou un déjeuner entre amis. Lorsque le soleil est de la partie, les deux terrasses sont le parfait endroit pour en profiter ! Une fois qu’on a été piqué par le virus Meet Meat, je vous préviens… il est difficile de ne pas devenir accro.

Des entrées variées et pleines de saveurs, argentines elles aussi.

N’ayant qu’une seule fois déjeuné dans la maison, j’ai décidé de laisser le maître des lieux nous guider dans nos choix, pour nous faire goûter ce qu’il estimait être les signatures de la carte. Alors, afin de nous permettre de découvrir des saveurs multiples, Philippe nous a proposé plusieurs entrées. C’est un peu le principe des tapas et en prendre une par personne, mais en variant les goûts et produits, me semble vraiment une solution sympa. Vous les mettez au centre de la table et vous partagez… c’est très convivial. Sans revendiquer une identité argentine qui n’est pas la leur, Philippe et Patricia ont tout de même choisi de mettre à la carte quelques spécialités, pour coller davantage au superbe choix de viandes qu’ils proposent et c’est une belle idée. Nous avons donc eu un Tartare de Saumon à la japonaise (14 €), que j’avais déjà goûté. Un délice qui fait penser à un énorme sushi. C’est frais et savoureux, le poisson est haché à la main et accompagné d’un peu de gingembre frais légèrement confit, de feuilles d’algues et l’appareil est légèrement parfumé de grains de sésame. C’est un clin d’œil à l’Asie, mais avec une touche occidentale dans l’esprit. D’autre part, nous avons savouré une belle Assiette Argentine (12 € ou 20 €) composée d’empanadas (chaussons fourrés à la viande de bœuf, hachée à la main), de délicieux petits Chorizos Criollo (saucisses grillées, particulièrement goûteuses) et de Provoletta (fromage italien provolone grillé) qui rappelle un peu les fondues savoyardes ou la raclette par sa puissance, mais avec quelques herbes en plus. Enfin, pour clôturer ce festival de goûts, nous avons fait un sort à une assiette variée Iberico plate et manchego, accompagnée d’une délicieuse confiture de coing (12 €). Ce sont des charcuteries espagnoles servies sur planche : du chorizo plein de force, mais qui ne tue pas le palais et du filet de Pata Negra (cochon espagnol à la chair très foncée) que les ibériques adorent et moi aussi ! Pour couronner le tout, Philippe nous avait glissé un Antipasti à l’italienne (13 €) : Pecorino (poivrons) au poivre, tomates séchées, piments grillés, aubergine et courgette… un délice qui fleurait bon le sud et le soleil.

Des viandes, des viandes et encore des viandes… On a envie d’être un ogre pour un soir !

Bon, que dire si ce n’est que là… ce fut un vrai festival ! Sur une grande planche, le responsable de salle vous présente de magnifiques morceaux de viande et vous les explique avec beaucoup d’humour et surtout de compétence. Quand il a fini, vous pouvez faire un choix éclairé et surtout lui poser toutes les questions que vous voulez, afin d’être sûr de choisir ce qui correspondra au plus près à vos goûts, même si vous ne le saviez pas vous-même. Je vais tenter de résumer tout cela. Sachez que ces belles viandes sont accompagnées (selon votre choix) d’un beurre maître d’hôtel ou de sauce chimichurri (à base d’épices et d’huile d’olive), de frites ou d’une pomme de terre en chemise. Les sauces : poivre, béarnaise… vont d’1,50 à 3,00 €. Mais revenons à la présentation de la star de la maison : la viande de bœuf Angus argentin. Pour ceux qui n’ont pas le temps de visionner la vidéo, voici un résumé… L’entrecôte (Ribeye, de 250 à 750 grammes – à partir de 22,50 €) : le gras est à l’intérieur et son goût, doux et soyeux, se propage dans tout le morceau au moment de la cuisson. Le contrefilet (Sirloin, de 250 à 750 grammes, à partir de 19,90 €) a la particularité que sa partie grasse se trouve à l’extérieur de la pièce et proprage son parfum à l’ensemble, pendant la cuisson. Cependant, si vous n’aimez pas le gras, vous pouvez éviter cette partie et ne déguster que le maigre. La « tira de ancho » est une découpe très spéciale de l’entrecôte en spirale et c’est ma pièce préférée (550 ou 750 grammes, à 48 et 66 €). Elle constitue finalement un morceau très allongé, dont chacune des parties présente un « persillage » ou une quantité différente de gras. Plus vous remontez le long de ce « manchon » de viande, plus vous remarquez qu’elle devient davantage moelleuse et goûteuse. Coupée en tranches fines, la Tira de Ancho vous racontera son histoire… toute en saveurs explosives. Comme le dit notre serveur : « c’est un feu d’artifices, qui part dans tous les sens »Le filet : pas de gras, pas de nerfs… c’est juste de la tendresse (200 à 750 grammes, à partir de 22,50 €). Ça fond dans la bouche et il présente une très fine persillade, qui donnera son goût à ce morceau particulièrement tendre. Enfin, le rumsteak (200 ou 300 grammes, 16,50 et 21,00 €) est un bon pavé de bœuf, savoureux et tout en simplicité, pour ceux qui ne veulent pas se casser la tête… Pour finir en beauté, la « Medialuna de vacioà » est de la bavette, un délice ici présenté en « tagliata » (ouverte telle un jeu de cartes). C’est un morceau plus « filandreux », certains diront « fibreux ». Ça se détache quasi à la seule fourchette et on peut la rapprocher de l’onglet, sauf que c’est encore plus tendre et plus savoureux. Elle est recouverte d’une fine couche de « chimichurri », une sauce à base d’ail, de persil et d’huile d’olive. La viande est donc marinée… c’est une symphonie de goût. À partager, ou à dévorer seul si vous avez vraiment de l’appétit. Elle est proposée en versions 200 – 400 – 600 et 800 grammes (entre 20,00 et 80,00 € selon ce que vous choisissez) … Toutes les viandes sont cuites au grill argentin, qui présente des lamelles en forme de « V » ouvertes vers le haut. Ce système les protège des flammes directes et le jus s’écoule par les lamelles, pour ne pas venir s’échouer sur les braises et les enflammer, au risque d’abîmer la chair. Durant la cuisson, on ajoute juste un peu de gros sel et basta… Vous pouvez voir des images dans la vidéo ci-dessus. Voilà… je crois qu’il est difficile d’être plus complet. Si vous voulez vraiment découvrir tout ça avec vos cinq sens, le mieux est que réserviez illico au Meet Meat ! Personnellement, je sens que je suis déjà devenu addict…

Un petit dessert maison, pour terminer sur une touche de douceur…

Pour terminer ce dîner très carnassier et particulièrement agréable, nous avons tout de même décidé de garder une petite place pour une douceur. Nous avons donc choisi comme desserts un Moelleux au chocolat extra (9,50 €) pour Raphaël et une Mousse au chocolat (noir) et crème anglaise pour moi (7,50 €) et Yamina. L’un et l’autre étaient parfaitement réalisés et forts en chocolat… On est belge, on ne se refait pas ! J’ai piqué une bouchée du moelleux… c’était chaud, puissant en goût et rafraîchi par une boule de glace vanille. Ma mousse était ferme, aérienne en même temps et la crème anglaise douce et veloutée, une parfaite conclusion. Ah, j’allais oublier mon sacro-saint Irish Coffee (8,50 €), parfaitement réalisé et généreux… Pour être complet, nous avons goûté des vins suggérés par Philippe Wiener, dans un parfait accord mets – vins dont le prix est de quelques euros au verre et peut varier selon les crus proposés. En tout cas, ici on ne pousse pas à la consommation et ce n’est pas un détail.

Je me dois d’évoquer l’ambiance du Meet Meat. Tout d’abord, le personnel est compétent, avenant et souriant, ce qui ne fait qu’accroître cette impression si agréable d’être dans « une bonne maison ». On sent le réel plaisir que prend cette équipe à travailler ensemble et cela se ressent de la cuisine à la salle. Une des serveuses attendait un heureux événement et j’ai pu constater que ses collègues étaient aux petits soins avec elle, ce n’est pas anodin. Philippe et Patricia tiennent en haute estime leur personnel et là aussi, cela a des conséquences positives sur l’ambiance. Même le sympa voiturier bénéficie de petites attentions de la part des autres et il joue un rôle très important, dans un quartier qui n’a rien de simple pour garer sa voiture. Ici, vous lui confiez vos clés et vous vous contentez de passer une excellente soirée. Sans flagornerie, voici un restaurant où vous ne regretterez pas d’organiser un dîner entre amis ou un rendez-vous en tête à tête… la clientèle est jeune, cosmopolite et cool, ce qui rend le lieu vraiment attirant. Si en plus vous avez l’âme d’un carnivore, le Meet Meat sera votre Paradis !

Site officiel (des deux maisons – Uccle et Schuman) : www.meetmeat.be

Notation Clic Infos : 4 Clics
(1 Clic = moyen – 2 Clics = correct – 3 Clics = Table de qualité – 4 Clics = table de grande qualité – 5 Clics = Table d’exception).

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About Author

Notre fondateur et rédacteur en chef, c'est une longue carrière journalistique : télévision (RTBF), radio: RTBF (Bruxelles Capitale, la Une) BEL RTL... mais aussi dans la presse écrite belge et étrangère. Il avait fondé Fashionfact dans les années 1990, un des pionniers du Lifestyle sur la Toile. Il fut aussi parmi les premiers à présenter les infos quotidiennes et de nombreuses émissions culturelles sur des chaînes télé-internet. C'est un grand intervieweur attentif et humain, qualités qu'on retrouve dans ses articles et émissions enregistrées, comme l'Hôte de Marc. C'est un fin et passionné gastronome... Par ailleurs, il est auteur et metteur en scène de théâtre, ayant marqué Avignon durant trois ans de succès.

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