(ROYAUME-UNI) - " Son Altesse Royale la Duchesse de Cambridge a accouché sans problème d'un garçon à 11h01". C'est avec ce communiqué officiel que le Palais de Kensington a annoncé lundi la naissance du troisième enfant (le deuxième garçon) de Kate et William, précisant que l'enfant et sa mère se portaient bien. Comme le veut la tradition, le prénom du royal baby devrait être annoncé d'ici deux ou trois jours.

Ce n’est pas la première expérience en la matière et ils sont déjà nombreux, ceux qui ont tenté de mettre au point un réseau de communication destiné aux enfants, sans succès. Cette fois c’est le géant Facebook, clairement leader en la matière, qui s’y colle et espère que ce ne sera pas un échec de plus. D’autres s’y sont cassés les dents, principalement à cause des failles de sécurité qui ont permis à des pédophiles de se glisser dans le système et de dialoguer directement avec des enfants… la hantise de tout développeur et de tout parent, évidemment ! Pourtant Mark Zuckerberg, devenu lui-même papa, jure que cette fois c’est gagné. L’expérience le démontrera… ou pas. En tout cas, l’application est conçue pour que les enfants puissent contacter famille et amis… tous impérativement d’abord validés par les parents. Elle n’est disponible, pour l’heure, que sur les appareils d’Apple.

D’autres ont essayé, sans succès… mais Facebook assure être totalement « safe ».

Facebook est donc monté à l’assaut d’un énorme marché potentiel et on peut sans doute affirmer que c’est le plus gros : celui des plus jeunes et pour être très précis, des enfants. C’est sûrement l’un des segments de marché à la plus forte marge de progression potentielle et toutes les majors l’ont parfaitement compris. Certains y ont pourtant subi de sérieux revers financiers et d’image… Mais, le jour où une application prouvera aux parents qu’elle est parfaitement fiable et que leur progéniture y est vraiment en sécurité, à l’abri des pédophiles et vicieux de tous poils, elle aura décroché le jackpot ! Le réseau social créé par Mark Zuckerberg, que certains placent depuis quelques mois dans la future course à la Maison Banche, a lancé depuis une quinzaine de jours aux États-Unis une version uniquement destinée aux enfants, de sa fameuse messagerie instantanée Messenger. Son nom ? Rien de plus simple et évident : Messenger Kids. On ne change pas une marque qui gagne… Il s’agit donc vraiment d’une application « de discussion vidéo et de messages, conçue pour que les petits et juniors puissent y contacter les membres de leur famille et certains de leurs amis « en vrai ». Une règle y est cependant absolue : chaque contact du kid doit impérativement avoir été validé par les parents, avant que le moindre dialogue puisse débuter ». Ce sont eux qui « contrôlent et maîtrisent entièrement la liste des amis », explique le groupe dans son dossier de presse. Avec cette première version, « il n’y a pas de publicités, pas d’achats intégrés » précise aussi Facebook, qui a accompagné ce lancement d’un véritable luxe de précautions quant à la sécurité des enfants et à la stricte protection de leur vie privée. « Nous voulons être certains que les usages de la technologie par nos enfants sont positifs, sûrs et adaptés à leur âge », affirme encore le groupe, qui prend soin de préciser que son application est entièrement conforme à la réglementation en vigueur concernant la protection des enfants sur internet. Il y a pourtant fort à parier que si l’expérience s’avère être un réel succès… on ne tardera pas à y voir fleurir quand même des publicités ciblées vers les petits et leurs parents qui surveillent, mais surtout achètent !

Aux USA et sur Apple, mais bientôt en Europe ainsi que sur Google et Amazon.

Pour l’instant uniquement disponible aux États-Unis, Facebook prévoit d’importer Messenger Kids en Europe le plus vite possible, si tout se passe bien. Voilà pourquoi nous avons tout de même décidé de vous en parler. On peut en effet espérer le voir débarquer sur nos écrans mobiles en 2018 et nous savons que nombreux sont les parents qui lisent Clic Infos à tenter de trouver un réseau sécurisé, pour que leur têtes blondes (ou d’une autre couleur) puissent enfin communiquer en toute sécurité. Messenger Kids n’est disponible pour l’instant que sur les appareils de la marque Apple indique aussi Facebook, qui précise tout de même qu’elle sera proposée sur les boutiques en ligne d’applications Amazon et Google. Cela semble assez indispensable pour que le succès puisse être réel et complet. Concrètement, une fois l’application téléchargée, les parents créent un compte Messenger Kids pour leur enfant, via leur propre compte Facebook. Ensuite seulement, ils autorisent ou non les contacts à figurer sur la liste d’amis de leur kid. La version classique de Messenger revendique plus d’un milliard d’utilisateurs… imaginez donc les chiffres que le géant californien pourrait atteindre s’il réussit son coup ! Le seul écueil qui puisse se mettre en travers du chemin de Papa Zuckerberg est tout de même de taille : la technologie pour enfants est un sujet très sensible… et surtout fort risqué ! Les entreprises marchent toujours sur des œufs, dès qu’il s’agit de proposer des produits technologiques à destination des plus jeunes. De leur côté, les autorités mais aussi (et surtout) les associations de protection de l’enfance, sont à 100% aux aguets sur le sujet. Au début du mois d’octobre dernier, le fabricant de jouets Mattel a d’ailleurs dû renoncer à commercialiser une enceinte connectée destinée aux enfants, suite à une vraie fronde d’associations et de parlementaires américains. Mi-octobre, plusieurs associations américaines avaient pointé du doigt les montres connectées pour enfants, affirmant qu’elles pouvaient rendre ces derniers vulnérables aux pirates informatiques et criminels, de manière fort simple (ce qui n’a pas été prouvé, mais en la matière… prudence est mère de sûreté). En Allemagne, c’est la poupée connectée « Mon amie Cayla » qui avait été interdite à la vente dès février. Les autorités avaient estimé que ce jouet pouvait espionner les enfants. On le voit, rien n’est simple dans ce domaine et aux États-Unis certainement plus qu’ailleurs, vu sa culture systématique du procès.

Mais au bout du compte il semble bel et bien que nos bambins soient les nouvelles cibles d’un énorme marché potentiel. En même temps on ne va pas s’en plaindre d’emblée, puisque ça leur permettra de se familiariser avec les réseaux sociaux, qu’ils devront de toute façon utiliser régulièrement dans leur vie future. Autant apprendre au plus tôt, si tout est sécurisé et que leur vie privée est totalement respectée et protégée, évidemment. En tout cas, Mark Zuckerbeg n’étant pas habitué aux échecs… si son expérience réussit, il pourra se targuer d’avoir été le premier à dominer les risques d’une application destinée aux seuls enfants. Du reste, on peut aussi parier que les parents ne pourraient que davantage (si c’est possible) être fidélisés au réseau le plus connu du monde. Gageons que le big boss et peut-être futur candidat à la présidence des États-Unis (ce que Clic Infos prédit depuis plusieurs mois) a tout fait pour ne laisser aucune place à l’échec. Le fait qu’il soit désormais parent lui-même, l’a peut-être aidé à atteindre le niveau de sécurité qu’il voudrait pour assurer une communication sûre à ses propres enfants… tout en bénéficiant des plaisirs et de l’apprentissage des réseaux sociaux, qui feront fatalement partie de leur vie ensuite. À suivre…

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