Depuis 2003, une parution est attendue chaque année avec impatience par des hordes de… gens (je ne genre pas, car cela concerne autant de femmes que d’hommes, sans doute). Le Calendrier Dieux du Stade aiguise en effet l’appétit sensuel et esthétique d’un nombre impressionnant de dingues du corps masculin et un peu de… l’art photographique ! Chaque année le millésime est pourtant réalisé par un des plus grands photographes, soigneusement choisi pour être une vraie référence. Certains n’ont pas attendu les sportifs et autres rugbymen ou personnalités, pour se hisser au plus haut niveau de l’art du nu masculin. J’en connais personnellement deux et ils subliment le corps de l’homme avec un talent vraiment incroyable… Fred Goudon (2014, 2015, 2016) et François Rousseau (2011, 2012, 2013) ont réalisé quelques-uns des plus marquants Dieux du Stade. Mais voici que débarque la version 2018… Ta-da-da-daam !

Petit historique des Dieux du Stade.

L’ancien Président du Stade Français Paris (prestigieux club de rugby, pour les nuls dans mon genre) Max Guazzini constatait au début des années 2000, que les joueurs de rugby avaient aux yeux du public une « image un peu rustre ». La « rusticité » physique est évidemment une question de subjectivité et de « goût » mais disons tout de même qu’à l’époque, Madame tout le Monde (et Monsieur parfois) avaient en effet du rugbyman une image plutôt : armoire à glace mais pas à muscles, moustache ou barbe, dent cassée, pansements et cicatrices partout et surtout, brut de décoffrage… Suite à ce constat, le Président du Stade Français a donc eu une idée que beaucoup ont alors jugée farfelue, mais qui s’est finalement avérée idée de génie : faire poser nu des joueurs de rugby, confiés aux bons soins de photographes reconnus pour leur mise en valeur de la beauté masculine ! Il faut reconnaître que pour l’époque c’était gonflé… très gonflé. Le changement d’image des Dieux de l’Ovalie était en marche… et le succès a été immédiat et colossal. C’était la naissance d’une œuvre annuelle devenue rapidement culte, désormais presque autant attendue que le l’interplanétaire calendrier Pirelli !

Des photographes de légende, eux aussi.

Clic Infos - Fred Goudon

Clic Infos – Fred Goudon

Dès 2004, le calendrier fait appel à des photographes internationaux parmi les plus réputés au monde. À commencer par l’allemand Peter Lindbergh (2009), roi de la sublimation en noir et blanc du corps féminin, auteur de pas moins de deux calendriers Pirelli. Il aime capter l’âme de ses modèles, quasi sans maquillage, sans coiffure sophistiquée… tout ce qui peut coller avec les rugbymen, qui sont loin des jeunes et tout minces mannequins masculins qui hantent les podiums. Avec lui, c’est l’apogée du muscle pur et sincère, si j’ose dire. Il y a eu le Péruvien Mariano Vivanco, les américains Tony Duran et Steven Klein mais également, je le disais en introduction, les deux maîtres français incontestés de la mise en images du corps masculin, François Rousseau et Fred Goudon. Ces photographes stars ont progressivement transformé le calendrier en objet d’esthétique absolue, attendu chaque année par des foules d’amateur(e)s de nu éloigné du porno et même de l’érotisme. C’est surtout la sensualité que ces artistes ont mise en avant et sublimée, jusqu’à la rendre incontournable, comme Pirelli le fait depuis des décennies avec son calendrier qui lui, est consacré à la beauté féminine. Ce n’est pas une petite référence ! Ceux qui ont posé pour les Dieux du Stade deviennent souvent des icônes représentant force, beauté et glamour…

Clic Infos - François Rousseau

Clic Infos – François Rousseau

Ils sont beaux et pas seulement rugbymen…

Parmi les sportifs, c’est devenu une sorte de must d’être contacté par les Dieux du Stade… Au fil des années, le calendrier a ouvert ses pages à des sportif hors du rugby : footballeurs, handballeurs, boxeurs, nageurs… on sort de l’ovalie, mais on reste dans une sublimation de la virilité nouvelle. Ce ne sont plus les montagnes de muscles qui fascinent, ce sont les corps juste dessinés, les peaux soignées, les belles gueules… et elles font des ravages, tant auprès des femmes que des hommes ! Pour être clair sur ce point, ce ne sont pas que les gays qui aiment admirer le calendrier, ce sont aussi simplement des hétéros qui prennent soin d’eux et de leur corps, qui acceptent d’avoir désormais des modèles auxquels il est possible de ressembler sans complexe. C’est sans doute une des conséquences positives du succès phénoménal des salles de fitness, cours de remise en forme, coaches sportifs et autres running. Les Dieux du Stade sont nus, certes… mais rares sont les photos où apparaît le sexe du modèle. C’est une volonté et, je le pense, une sorte de stratégie addictive… sachant qu’il y en a une de temps à autre, des passionnés achètent le calendrier en se disant : « il y en aura peut-être une cette année ». Vous me direz qu’il y a assez d’images de zigounettes sur le Web et c’est vrai, mais ici c’est différent. La beauté du corps et sublimée et le sexe n’est plus vraiment le sexe… une photo intégralement nue est devenue une sorte d’œuvre rare et complète qu’on aime repérer, posséder. Certaines ont incroyablement fait le buzz !

Le version 2017 est toujours disponible…

Clic Infos - Errikos Andreou

Clic Infos – Errikos Andreou

Cette année, c’est le photographe d’origine Grecque, qui a réalisé les 38 clichés noir et blanc des corps de trente sportifs, traités comme des statues de Dieux de l’Olympe. Il y a dans cette édition un clin d’œil aux JO de Rio, avec Nikola et Luka Karabatic (médaillés d’argent en Handball), Terry Bouhraoua en couverture (meilleur marqueur du tournoi olympique de rugby à 7) et Loïc Pietri (Judo)… Cinq disciplines au total sont à l’honneur dans ce 17ème calendrier : Rugby, Handball, Judo, Biathlon, MMA (Mixed Martial Arts).

Les Dieux 2018 sont enfin disponibles et ils sont 21 !

Et voilà que le dernier « Dieux du Stade » est sorti depuis quatre jours, dans une version inédite, que les éditeurs qualifient d’audacieuse et colorée à l’extrême. Espérons que les puristes ne se sentiront pas orphelins du sacro-saint noir et blanc, voire trahis. C’est la deuxième réalisation d’affilée pour le photographe grec Errikos Andreou, qui utilise cette fois et de manière osée pour les Dieux, les luminosités de néons fluorescents pour mettre en scène et sublimer les corps des athlètes. Les 25 images de cette année ont toutes été réalisées en studio, avec des décors et accessoires dont les matériaux reflètent une lumière continue, zébrée de lasers et parfois adoucie par des fumées. Du coup, les vestiaires deviennent un peu comme des boîtes de nuit, où toutes les déclinaisons du « flashy disco » viennent parer la nudité des corps. Le calendrier est divisé par quinzaines et il y a quelques photos bonus pleines pages, dans une explosion de couleurs qui rend peut-être les corps plus sensuels que d’habitude. Il y aura ceux qui tomberont immédiatement en amour et ceux qui détesteront… mais le photographe a réussi un joli coup de jeune ! Il ne pourra sans doute pas être renouvelé de sitôt, sous peine de perdre une partie des fidèles. Mais en one shot… c’est une super idée ! En 2018, ils sont 21 Dieux du Stade, provenant de plusieurs disciplines. Ils ont tous relevé le défi de poser nus : Camille Lacourt (natation), de nombreux rugbymen, Nikola et Luka Karabatic, William Accambray (handball). Prix de vente : 29 €… faites attention aux augmentations de prix opportunistes, il y en a.

Une nouvelle fois le calendrier mettra sa notoriété au service de « l’association Le Cancer du Sein, Parlons-en ! ». Quand la beauté vient au secours des malades, le monde en est toujours un peu plus lumineux !

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