Ce samedi soir, le premier ministre belge Charles Michel a acté la départ de la NVA du gouvernement. Le parti de Bart de Wever quitte donc la "suédoise" sur le Pacte de l'ONU pour une immigration responsable et fait chuter le gouvernement en place depuis quatre ans. Charles Michel ira à Marrakech signer le pacte au nom de la Belgique et d'une "alliance responsable orange-bleue" a déclaré le Premier dans une conférence de presse à l'issue du Conseil des Ministres restreint de samedi soir. Il mènera des consultations politiques à son retour du Maroc.

Quel belge ne connaît pas les sauces Didden ? Depuis près d’un siècle, la moutarde de la maison a fait son apparition et n’a plus jamais quitté les tables noir-jaune-rouge. Elle a été suivie par d’autres sauces froides, indispensables au royaume du surréalisme et des frites ! Ensuite, ce furent celles à réchauffer et de nombreuses ménagères belges n’ont plus pesté sur la préparation d’une mousseline ou d’une béarnaise… Mais, ce sont les confits que nous avons décidé de vous présenter, afin que vous ayez le temps de vous retourner pour vos réveillons, si vous voulez vous faciliter la tâche. Nous ne parlons pas ici des traditionnels confits du sud-ouest : cuisse de canard ou gésiers… mais bien des confits d’oignons et consorts, qui se marient si bien à un bon foie gras, par exemple. Nous avons dégusté pour vous quatre produits très créatifs et il faut le dire, réellement savoureux.

À coup sûr, c’est la première fois que j’écris positivement à propos d’un produit industriel. Non que je nie les qualités de certains, fabriqués dans le respect du produit et du consommateur, mais j’en utilise très peu et ils n’ont pas toujours bonne réputation. Donc, lorsque nous avons reçu un joli colis siglé Didden, nous étions un peu sceptiques : est-ce que ça vaut un article ? Pour le savoir, rien de tel que d’ouvrir et de humer… et à ce moment précis, j’ai su que j’avais en tout cas envie de vous raconter.

Une entreprise belge quasi centenaire et toujours familiale.

C’est en 1925 qu’un certain Jean-François Didden décide de fabriquer sa propre moutarde à grande échelle et c’est un succès. Il ouvre « Didden & fils » avec ses deux garçons. Assez rapidement ils se diversifient et lancent leur vinaigre, des cornichons, des oignons et les fameux « piccalillis » qui ont marqué mon enfance, je le reconnais (quel belge digne de ce nom n’aime pas les picalillis, qu’on ne trouve que chez nous). François meurt en 1939 et après la guerre, la troisième génération relance l’entreprise et prend le relais. Ayant sacrément le sens des affaires, François Didden et Jacques-Émile Pany font rayonner la marque, surtout entre 1950 et 1980. Et à la fin des années 80, ils lancent leurs confits… Leurs enfants (Michèle Didden et Jacques Pany) rejoignent l’entreprise familiale, que Michèle dirige seule depuis 1996. Même si Didden est devenue une entreprise moderne et à la pointe du progrès, elle a conservé l’authenticité de ses produits. Elle suit bien sûr les tendances du marché et lance régulièrement de nouveaux produits, poursuivant sa croissance internationale. On les trouve principalement dans certains pays : France, Pays-Bas, Luxembourg, Norvège, Suède, Danemark, Estonie, Lituanie, Allemagne ou encore Finlande. Vous avez sûrement entendu parler du buzz Didden, à l’occasion de la dernière et célèbre Foire du Midi de Bruxelles. La marque y avait présenté une sauce portant le nom de la plus grande fête foraine belge, créée par le légendaire chef du Comme chez Soi, Pierre Wynants. Mais les fêtes approchent et les confits nous semblaient de meilleur aloi…

Nous avons dégusté pour vous quatre confits… qui pourraient bien garnir vos tables de réveillons.

Très sincèrement, la première chose que je dois admettre est qu’à l’ouverture de chaque pot de ces quatre confits très réussis, j’ai été frappé par leur parfum ! Sans flagornerie (je ne recevrai jamais mon poids en confits) c’est épatant de sentir à ce point les parfums d’un produit. Cela signifie que les mots authentique, respect ou encore tradition, ne sont pas que des échos de dossier de presse, même industriel. Et croyez-moi… mon nez et mes papilles n’ont rien de corruptible. La seconde chose qui m’a étonné est que chacun de ces confits pourrait être assorti du suffixe « …ure ». En effet, ils pourraient être dégustés avec simplement un peu de pain, comme de bonnes confitures. J’ai choisi un pain frais aux céréales et cela a donné une dégustation parfaite. Alors, passons en revue le nez et les saveurs de chacun…

Framboises – Litchis :

Nez :  en ouvrant le bocal, la première chose qui saute au nez est un parfum de framboise, parfaitement reconnaissable et très doux. Ensuite, en patientant quelques secondes et en humant calmement, arrive la senteur du litchi. Si vous fermez les yeux, ce que je fais souvent en dégustation, vous verrez rapidement apparaître l’image d’un joli fruit tout de rose entouré et à la chair blanche, nacrée. Personnellement, ça m’a ramené dans les restaurants asiatiques où je prends souvent ce dessert léger et parfumé. Une très subtile pointe vinaigrée s’impose aussi derrière les fruits, mais pas trop marquée.

Dégustation : Dès l’attaque c’est agréable, rafraîchissant et légèrement acidulé. La framboise l’emporte et à la première cuiller je suis tombé sur un fruit entier… un bon point ! Juste derrière le fruit rouge on retrouve bien le litchi (dont l’arbre est cultivé depuis plus de deux milles ans), même s’il n’y en a pas de trace physique dans le confit, puisqu’à la cuisson la chair tendre du fruit se dissout. Seules les framboises laissent de jolis morceaux, qui donnent de la mâche à cet agréable confit. Comme les autres, il pourrait être dégusté avec un simple pain artisanal, tellement il est peu acide. Je le vois bien accompagner un foie gras évidemment, (de canard de préférence, pour la saveur corsée et le « choc » avec ce confit très frais). Je l’imagine aussi copiner avec une belle terrine un peu plus puissante et je privilégierais un bon pâté de sanglier. Comme il n’est pas liquide et qu’il y a de jolis morceaux de fruits, je donnerais priorité à une terrine paysanne pas trop fine, dans laquelle on retrouverait aussi de jolis morceaux. Mon p’tit coup de folie : accompagner cette douceur d’un morceau de truite bien fumée et d’un bon pain noir !

Mangue – Gingembre :

Nez : Didden a été prudent sur le coup… le gingembre n’est pas trop envahissant et c’est sans doute tant mieux pour beaucoup d’entre vous, qui n’appréciez pas trop cette racine dite aphrodisiaque. C’est donc la mangue qui remonte agréablement au nez, dès l’ouverture le bocal. On ressent la douceur et la suavité de ce fruit exotique, qu’on a presque l’impression d’avoir en bouche. L’avantage est qu’on ne doit pas l’éplucher ni le découper ! Le parfum du gingembre ressort bien après le fruit. Il faut un nez assez expérimenté pour le deviner, mais il est bien présent…

Dégustation : En plongeant ma toute petite cuiller (quand on déguste plusieurs produits doux et agréables, il vaut mieux veiller à sa ligne et éviter la cuiller à soupe), j’ai pris du plaisir. La mangue étant un fruit à chair très délicate, un peu comme la pèche ou l’abricot, je craignais qu’elle soit réduite en purée à cause de la cuisson. Une fois de plus, j’ai constaté qu’industriel et qualitatif pouvaient aller de pair. En effet, les petits cubes de mangue présentent une mâche parfaite, encore ferme mais pas trop… C’est un plaisir de croquer le fruit, surtout quand il n’a rien perdu de sa saveur. La pointe de gingembre vient titiller les papilles en seconde vague… il n’est pas trop présent, mais mérite sa place dans l’intitulé de ce confit très doux. À partir de la seconde bouchée, il reste bien sur la langue et démontre tout son caractère, sans mettre de mauvaise humeur ceux qui ne l’apprécient pas. C’est peut-être même une bonne manière de l’approcher. On peut lire sur le bocal « idéal avec le yaourt » … Personnellement, j’irais bien plus loin et le marierais volontiers en apéritif avec des mini brochettes de poulet tandoori. Côté dessert, je me risquerais à lui faire accompagner une banane flambée, pas trop chargée en alcool, car il y perdrait sa personnalité. Et enfin, si j’osais… je le pousserais aussi volontiers dans les bras d’un fondant au chocolat, servi tiède… mais surtout, noir le chocolat !

Oignons ardennais.

Nez : C’est le plus classique de cette sélection, mais incontournable. En l’ouvrant, on ne peut s’empêcher de presque plonger le nez dedans ! J’y ai retrouvé en un instant les souvenirs de cuisine avec ma mère, lorsqu’elle m’apprenait à préparer le confit d’oignons des réveillons, pour accompagner le foie gras qu’elle nous achetait, au prix d’économies par-ci et par-là tout au long de l’année. Vous y retrouverez le parfum puissant de l’oignon dans la poêle à frire ou la cocotte (je les fais dans un poêle épaisse) … Une petite touche de vinaigre pointe le bout du nez et s’ajoute au parfum presque vanillé de l’oignon, qu’on obtient à force de le cuire doucement, très doucement…

Dégustation : l’oignon ardennais et un peu de jus de betterave rouge donnent une jolie teinte à ce confit de caractère. C’est sans doute le plus corsé des quatre et il présente une saveur profonde et sucrée, tout en réussissant à garder son caractère vinaigré. L’oignon a préservé son indépendance gustative et se révèle encore davantage lorsqu’on le croque. Il y a de jolis petits morceaux, fermes et qui papotent sous la dent. De temps en temps, se devine aussi une saveur de poivre rose… c’est déroutant et intéressant. Évidemment, on le conseillera pour accompagner du foie gras. Lorsqu’on a un foie et un confit de qualité, mon petit conseil est d’éviter les toasts sucrés et même les toasts tout court ! Pour profiter pleinement des saveurs du foie gras et de l’oignon confit, je privilégie une baguette d’artisan-boulanger, croustillante et aérée. Faites l’expérience, vous ne serez pas déçu, parce qu’on se recentre sur les deux saveurs principales, sans ajouter un côté encore plus sucré et (surtout, à mon sens) sans changer la température du foie gras, ce qui me gâche souvent le plaisir. Ceci étant dit, il accompagnera aussi parfaitement une belle terrine de campagne ou un reste de pain de viande maison, par exemple.

Pommes – Citron.

Nez : On pourrait croire en le humant, que ce confit sera un peu plat… mais la pomme n’est pas un fruit qui embaume fort après cuisson et refroidissement, le citron non plus en fin de compte. Le parfum de celui-ci est donc un peu difficile à « raconter ». Il est assez neutre.

Dégustation : Là par contre, c’est autre chose. La texture est assez proche de celle de la compote de pommes, avec petits morceaux. Ils ne sont plus très fermes et la mâche est légère. Il vaut donc mieux le déguster avec un mets à la chair très tendre. La douceur de la pomme est ce qu’on sent dès la première attaque en bouche… puis, quelques secondes plus tard, quand on pense avoir affaire à un confit assez neutre, le citron entre en piste. Pas agressif ni trop acide, le fruit est plutôt puissant et long en bouche. Il s’installe franchement sur les côtés de la langue et ne vous quitte plus. C’est très intéressant car en fin de compte, on aurait pu baptiser ce confit : citron – pommes, mais cela en aurait sans doute effrayé plus d’un. Il me fait penser au citron de Menton, légèrement plus amer qu’acide… ce confit est délicat, mais ne se laisse pas oublier ! Didden le conseille avec un poisson fumé et je suis assez d’accord. Par contre, je le lancerais aussi dans d’autres aventures, aux côtés d’un reste de gigot d’agneau coupé en dés pour l’apéritif et servi à température ambiante, par exemple. Côté dessert, je l’imagine bien en accompagnement d’une île flottante… juste pour rendre à celle-ci un peu de caractère.

Voilà donc quatre produits industriels, dégustés comme des produits artisanaux de tradition et il faut avouer qu’ils n’en sont pas très loin. Sur le plan gustatif c’est assez étonnant et je me suis franchement pris au jeu, oubliant que ce n’étaient pas des confits cuisinés par une mamie à la veille de Noël. À l’aveugle, j’aurais pu me laisser convaincre du contraire et j’en suis le premier étonné. Mais en fin de compte, c’est vous qui serez juges. Si vous cherchez des produits de qualité sans vous ruiner pour vos menus de fêtes, je peux franchement vous conseiller cette gamme. Évidemment et comme je le dis souvent, ce n’est pas parce que nous avons choisi de vous présenter ces produits qu’ils sont les seuls sur le marché… comme toujours, c’est l’expérience qui nous guide dans nos achats. Mais ces quatre-là méritent que vous fassiez leur connaissance et il y en a d’autres…

Site officiel : www.diddenfood.com

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Notre fondateur et rédacteur en chef, c'est une longue carrière journalistique : télévision (RTBF), radio: RTBF (Bruxelles Capitale, la Une) BEL RTL... mais aussi dans la presse écrite belge et étrangère. Il avait fondé Fashionfact dans les années 1990, un des pionniers du Lifestyle sur la Toile. Il fut aussi parmi les premiers à présenter les infos quotidiennes et de nombreuses émissions culturelles sur des chaînes télé-internet. C'est un grand intervieweur attentif et humain, qualités qu'on retrouve dans ses articles et émissions enregistrées, comme l'Hôte de Marc. C'est un fin et passionné gastronome... Par ailleurs, il est auteur et metteur en scène de théâtre, ayant marqué Avignon durant trois ans de succès.

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