FRANCE - Dans le sud-ouest (Millas), le bilan de la collision entre un train et un bus scolaire s'est alourdi ce vendredi matin. Il est passé à cinq morts, tous âgés de maximum 14 ans. Plusieurs blessés sont encore en état d'urgence absolue... ce bilan pourrait donc encore s'alourdir.

Il y a des objets tellement magiques ou époustouflants, qu’ils se retrouvent dans des musées et deviennent inaccessibles, sauf au regard. On ne peut se les offrir, aussi riche soit-on, mais on peut les admirer et s’en émerveiller. C’est le cas d’un automate absolument incroyable, créé au 18ème siècle par un inventeur belge de génie, au nom prédestiné de Merlin. Pour tout vous avouer, c’est ma mère qui a trouvé la vidéo et j’ai eu très envie d’en savoir plus, tant j’ai été estomaqué… Il y a probablement quelques rares artisans au monde qui pourraient aujourd’hui réaliser un tel chef-d’œuvre, mais son âge canonique fait partie de ce qu’il y a de plus fascinant en ce qui concerne le Cygne d’argent de Jean-Joseph Merlin. Il est exposé au Bowes Museum, dans le Comté de Durham (Royaume-Uni)… et nous avions très envie de le partager avec vous.

Un musée étonnant, dans un château qui ne l’est pas moins.

Clic Infos - Château Musée Bowes

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Ce musée d’art est situé dans un imposant château à la française qui domine la ville et a été conçu pour être un musée dès l’origine, par l’architecte Jules Pellechet au 19ème siècle. Il abrite les importantes collections de John et Joséphine Bowles. Parmi les pièces les plus importantes, on y trouve le panneau central du tryptique de la Crucifixion par le Maître de la Virgo inter Virgine, une splendide nature morte du peintre français Jacques Linard et datée de 1642, ou encore un portrait d’Alfred de Musset par Stanislas Darondeau. On peut également y admirer une œuvre de François Claudius Compte-Calix « Madame de Lamartine Adopting the Children of Patriots Slain at the Barricades in Paris during the Revolution of 1848 » et « Tobias redonnant la vue à son père » d’Antonio de Perada (1652). Mais l’œuvre la plus spectaculaire, et sans aucun doute désormais la plus connue au monde qui y soit abritée, est le Cygne d’argent !

Le Cygne dort depuis des siècles, mais il chante encore.

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C’est une pièce d’orfèvrerie en forme de cygne grandeur nature, mue par un mécanisme et renfermant une boîte à musique. Cet automate est certainement l’une de pièces les plus incroyables du genre. Il a été conçu et construit par le génial Jean-Joseph Merlin (1735 – 1803), qui l’a réalisé entièrement en verre et argent, représentant un cygne qui flotte sur l’eau et attrapant un poisson. Le mécanisme d’origine a été conservé et fonctionne toujours, mais des réparations y ont été apportées. Quand il est enclenché, la boîte à musique joue et les tiges en verre se mettent en rotation, créant une illusion d’eau qui coule. Le cygne tourne la tête d’un côté à l’autre et se lisse les plumes, puis il regarde le poisson et son cou s’abaisse pour le manger. Enfin, la tête de l’oiseau se replace dans sa position initiale, pour terminer la boucle après 32 secondes d’activation. Ce qui fascine de nombreux spécialistes est qu’il est toujours fiable et en mouvement, chaque jour sur les coups de 14H, lorsque le Bowes Museum est ouvert. Ce doit être un record en la matière et cela rend cette pièce d’orfèvrerie encore plus impressionnante. L’artiste, né en Belgique et mort à Londres, fut aussi un inventeur très fécond. Il a d’ailleurs laissé derrière lui un objet toujours utilisé par millions dans le monde aujourd’hui : le patin en ligne (ou roller) ! Après un séjour à Paris, il s’expatria définitivement à Londres où il perfectionna son art des instruments de musique, mais aussi des automates. Il en réalisa beaucoup, mais le Cygne d’argent est certainement la pièce maîtresse de sa vie et elle fascine toujours les visiteurs du château, dont il est l’œuvre la plus célèbre.

Quelques mystères autour de l’oiseau…

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Cette pièce unique au monde a été entièrement démontée et restaurée en 2008, par des orfèvres et spécialistes des mécanismes anciens. Sur le site du musée vous pourrez voir les étapes de ce long et fastidieux travail, d’une extrême précision. L’équipe en a profité pour défaire des réparations un peu étranges, effectuées au fil des siècles et qui les laissèrent un peu perplexes. Au cours de cette importante restauration (la première de cette envergure sur l’œuvre) les 122 plaques et 113 anneaux d’argent qui constituent le cou de l’oiseau ont été entièrement nettoyés et changés pour certains, qui en avaient besoin. Il semble que le mécanisme était encore plus riche au départ et on y a retrouvé des traces indiquant qu’à l’origine il devait y avoir beaucoup plus de poissons. La première description trouvée, qui date de 1773, mentionne aussi un soleil se levant au cours de la performance de l’automate… personne ne sait finalement si d’autres éléments (comme un décor de fond) auraient pu être perdus au fil du temps. Il n’en reste pas moins que l’impressionnant ensemble de verre et d’argent demeure l’une des plus belles pièces automatisée qu’on ait jamais trouvées. Lorsque Mark Twain vit le cygne à Paris en 1867, il nota dans son journal : « il avait une grâce vivante dans son mouvement et une vive intelligence dans les yeux ».

Site officiel du Bowes Museum : www.thebowesmuseum.org.uk

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