Selon la Commission Européenne, les horaires d'hiver et d'été ont vécu... une décision devrait être rapidement prise pour qu'en octobre, nous passions à l'heure d'hiver pour la dernière fois dans l'Union. En mars, ce serait donc l'ultime changement d'heure et chaque pays choisira celle qu'il désire adopter. Retour probable des décalages horaires en vue...

À la rédaction, nous sommes plutôt habitués à recevoir des invitations pour des soirées de présentation de bouquins, de personnalités, d’un tout nouveau modèle de portable, du dernier salon dont tout le monde parle ou d’une exposition. Alors, quand on tombe sur une soirée destinée à nous présenter… les viandes britanniques (agneau et bœuf en tout cas), nous sommes immédiatement intrigués et intéressés. Quand on sait que la soirée est placée sous la Houlette de deux drôles de dames : Murielle Malalel (Azerty Press & PR) et Pascale Audergon (Business Solutions) … on se dit que ça va être intéressant et qu’on va assister à un bien bel événement. En l’occurrence, la question était : « comment auront-elles fait cette fois » ?

Du beau monde à la Chaufferie (Bruxelles)…

Il y a bien longtemps que les casernes de l’Arsenal, comme toutes celles qui jalonnaient les boulevards Louis Schmidt et Général Jacques dans les années soixante, ont fermé leurs portes militaires. Le célèbre maroquinier Delvaux, la brasserie le Mess… le voisinage est sympa et la Chaufferie est une superbe salle, qui se loue pour des événements en tous genres. Du bois chaleureux, de grands espaces (450 mètres carrés, trois belles salles en demi-niveaux et une grande cheminée, des accès faciles, un parking) … ça donne franchement envie d’y organiser son mariage, s’il est au programme. C’est donc ce joli lieu qu’avaient choisi Murielle et Pascale pour inviter la presse et de nombreux représentants du petit (mais riche) monde belge de la gastronomie et de la restauration. Les seuls à plaindre étaient les deux jeunes mannequins qui nous accueillaient à l’entrée et… de dos. Les pauvres devaient rester debout face au mur, pour déployer le superbe dos de leurs manteaux aux couleurs de la Grande-Bretagne. Impressionnant, mais on eut qu’ils étaient punis. Les revoyant à l’intérieur plus tard, à mettre l’ambiance, on avait tout de suite moins pitié d’eux ! Au fil des minutes, ce grand espace s’est rempli et on y a vu arriver une bonne centaine d’invités, parmi lesquels nous avons retrouvé Son Excellence Maya Dobreva, Ambassadeur de Bulgarie que vous connaissez déjà et que nous avons retrouvée avec grand plaisir, mais aussi la plus haute représentante de Sa Gracieuse Majesté dans le pays, son Excellence Alison Rose, que vous rencontrerez bientôt sur Clic Infos dans l’Hôte de Marc. De très nombreux chefs et propriétaires de restaurants étaient de la partie et nous avons profité de l’occasion pour passer un super moment avec la dream team de Chez Léon. Avec Kevin Vanlancker que nous vous avons déjà présenté, sa superbe et rare épouse Géraldine, mais aussi la pétillante et infatigable Camila Navetta responsable communication du célèbre restaurant bruxellois et son compagnon Julien, ainsi que Miguel qui m’accompagnait, nous n’avons pas été les derniers à savourer les très belles viandes qui nous ont été servies…

Le Royaume-Uni : un pays d’élevages de qualité.

Si le Royaume-Uni est réputé pour sa météo, disons… variable et humide, c’est peut-être bien en partie à celle-ci qu’il doit ses exceptionnels élevages bovins et ovins. Qui dit météo changeante et bonne irrigation, dit en général pâturages de qualité et c’est par celle d’un bon pâturage que débute… celle du futur produit. Ce ne sont pas nos amis de la région du Comté dans le Jura qui vous diraient le contraire ! Personne n’ignore que des scandales touchent assez régulièrement les filières de transformation des viandes et les événements honteux survenus récemment chez Veviba ne se feront pas oublier d’un claquement de doigts. Mais, précisons (ce qui n’est fait que bien trop rarement) que ces scandales ne touchent jamais les éleveurs, mais seulement les industries de transformation ou de conditionnement. La plupart du temps, ils sont la conséquence d’une course aux bénéfices et indignes des efforts déployés par nos producteurs (d’où qu’ils soient) pour produire une viande digne de confiance ! Il fallait le rappeler… Si nous parlons aujourd’hui de la viande britannique, rappelons aussi qu’il y a de formidables producteurs en Belgique (blanc-bleu), en France (bœuf de Bazas) … en Argentine, Irlande et dans de nombreux autres pays, où les normes sont strictes et respectées. Parlons-en justement… en ce qui concerne les viandes britanniques, elles sont extrêmement strictes, afin de garantir la qualité et la traçabilité des produits proposés par les éleveurs. En discutant avec des restaurateurs, on se rend compte qu’ils ont une grande confiance dans ces normes. Basé sur leur expérience et leur envie de satisfaire leur propre clientèle, leur avis positif nous semblait important à souligner. Il suffit de regarder les beaux morceaux qui nous étaient présentés ce soir-là et que nous n’allions pas tarder à déguster, pour comprendre la réelle gourmandise qu’ils provoquent à l’œil un peu exercé et amateur de saveurs. Finalement, ce bel aspect est aussi le résultat d’une grande rigueur dans les élevages outre-Manche, qui sont très préoccupés par la protection de l’environnement et le développement durable. C’est tout un état d’esprit, positif et volontariste, qui se retrouve au bout du compte dans la viande que vous achetez. Réduction d’émission de gaz à effet de serre, gestion responsable des zones de landes et d’herbages, usage minimal d’engrais, recyclage des déjections animales, élimination des déchets, contrôles renforcés… tout cela concourt à ce que les responsables de ces filières soient sûrs de ce qu’ils proposent à leurs consommateurs, anglais ou étrangers. Et finalement, toute cette attention visant à produire des viandes de première qualité aide aussi à la conservation et même à l’évolution de superbes zones naturelles rurales, dans lesquelles le respect absolu du bien-être animal est très important. Si vous ne vous êtes jamais baladé dans les campagnes anglaises, il faut absolument remédier à ce manque. Entre le tunnel et les ferries, rien n’est plus simple et dépaysant… offrez-vous ce break, je vous le conseille sincèrement.

Des viandes riches, simples à cuisiner et savoureuses…

Au cours de cette soirée de présentation, nous avons évidemment pu déguster du bœuf et de l’agneau et l’avis était unanime parmi les invités : un délice ! Disponible tout au long de l’année, aussi tendre que savoureux en raison de méthodes naturelles d’élevage, l’agneau britannique est une viande d’exception. Si certains en limitent la consommation au gigot familial, l’agneau Norme Qualité Britannique peut être décliné de mille manières, plus goûteuses les unes que les autres. Et ceci, en toute saison… Ainsi, même si elle est au mieux de sa forme de juin à janvier, cette viande d’agneau démontre qu’on peut réaliser avec elle et douze mois durant, de vraies prouesses culinaires. Cela avec des morceaux aussi variés que savoureux mais de plus, extrêmement abordables ! Une richesse gastronomique et des conditions d’élevage exceptionnelles qui ne demandent qu’à être découvertes. Ses qualités gustatives sont très largement liées à des méthodes d’élevage qui privilégient majoritairement le plein air. Les terres sur lesquelles grandissent les agneaux sont des espaces vallonnés, inutilisables pour la production de céréales. Les éleveurs bénéficient donc d’une expérience de plus de deux siècles, garantie d’un savoir-faire incomparable. Diverses études démontrent que les animaux nourris à l’herbe fraîche produisent 75% plus d’Oméga 3 que les autres, mais également 300% supplémentaires de vitamine E et 400% en plus de vitamine A ! Leur viande a aussi un action anti-oxydante et ce sont des raisons supplémentaires de ne pas s’en priver.

Le bœuf Norme Qualité Britannique quant à lui, est un animal élevé dans des conditions de respect optimales, parfaitement adaptées à l’environnement. Né et élevé en plein air comme l’agneau évoqué plus haut, il passe sa vie dans les meilleures conditions possibles. Les terres sur lesquelles il se nourrit bénéficient d’un climat océanique à forte pluviométrie, garantissant une herbe riche et abondante. Il faut savoir qu’outre-Manche, la plupart des élevages bovins recouvrent des terrains vallonnés et non destinés à la production de céréales. Conséquence heureuse de cette topographie a priori peu intéressante, les professionnels locaux, ayant vu de facto leur activité restreinte à l’élevage, bénéficient d’une extraordinaire expérience. Comme on peut s’en douter, celle-ci a été génératrice d’un savoir-faire incomparable. Pour répondre aux critères de la Norme Qualité Britannique, on doit se retrouver avec un animal à la fois rustique, précoce, docile et pas trop lourd. Aujourd’hui, celui-ci est issu de croisements raisonnés qui permettent de produire une viande à la fois tendre, rouge et goûteuse. Les principales races à viande ou mixtes utilisées à l’heure actuelle sont : la Limousine, l’Aberdeen Angus, la Charolaise, la Simmental, la Hereford, la Blanc Bleu Belge, la Blonde d’Aquitaine, la South Devon, la Welsh Black et la Shorthorn. Les conditions d’élevage répondent à un cahier des charges très strict, qui s’attache particulièrement aux soins vétérinaires, à l’alimentation, au bien-être animal, à la traçabilité et à l’environnement. Cette viande de bœuf, en raison même de ses conditions d’élevage et de soin post-abattage, répond parfaitement aux exigences de la gastronomie contemporaine. À la fois bien rouge, tendre et juteuse, elle permet un tranchage parfait pour la restauration. En outre, la régularité de sa disponibilité permet d’assurer une continuité d’offre toujours rassurante pour le restaurateur et son client. Avec, à l’arrivée, une viande très adaptée à la restauration, puisqu’on la retrouve à la carte de nombre de maisons belges, où elle compte de très nombreux amateurs.


Si nous connaissions les viandes britanniques pour les avoir assez régulièrement rencontrées à la carte de restaurants, nous ne nous étions jamais penchés sur elle avec plus d’attention que ça… Il est vrai que d’autres pays produisent des viandes savoureuses et de qualité, à commencer par la Belgique. Qu’on ne nous prenne donc pas pour des traîtres, nous pensons simplement qu’il y a des amateurs pour des produits de diverses origines. Cela ne nous empêche évidemment pas de nous sentir proches de nos éleveurs belges et prêts à vous en présenter prochainement. La concurrence est toujours saine, tant que chacun respecte les règles du jeu. À l’approche du Brexit, le Royaume-Uni voulait sans doute nous rappeler que nous resterons partenaires. D’ailleurs, nous aurons très prochainement l’occasion d’en parler directement avec Son Excellence Alison Rose, Ambassadeur du Royaume-Uni. Ce sera une rencontre passionnante, avec une femme d’influence et qui a beaucoup d’humour, vous le découvrirez. Entre-temps… la période des barbecues approche à grand pas. Alors, essayez aussi la viande britannique.

Photos du slide show : Luc Viatour – www.lucnix.be
Photos d’illustration : Miguel Ferreira

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Notre fondateur et rédacteur en chef, c'est une longue carrière journalistique : télévision (RTBF), radio: RTBF (Bruxelles Capitale, la Une) BEL RTL... mais aussi dans la presse écrite belge et étrangère. Il avait fondé Fashionfact dans les années 1990, un des pionniers du Lifestyle sur la Toile. Il fut aussi parmi les premiers à présenter les infos quotidiennes et de nombreuses émissions culturelles sur des chaînes télé-internet. C'est un grand intervieweur attentif et humain, qualités qu'on retrouve dans ses articles et émissions enregistrées, comme l'Hôte de Marc. C'est un fin et passionné gastronome... Par ailleurs, il est auteur et metteur en scène de théâtre, ayant marqué Avignon durant trois ans de succès.

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